L’industrie pharmaceutique n’est pas satisfaite de la position commune des États membres sur le projet de règlement relatif aux évaluations des technologies de santé. Lundi 29 mars, la Fédération européenne des associations et des industries pharmaceutiques (EFPIA) a clairement regretté le manque de confiance dont font preuve les pays les uns vis-à-vis des autres.
Le mandat confié le 24 mars à la Présidence portugaise du Conseil de l’UE offre un maximum de flexibilité aux États membres sur la manière d’utiliser les évaluations conjointes (EUROPE 12685/21).
Dans son communiqué de presse, l’organisation souligne que cela témoigne d’un manque de confiance des Vingt-sept à établir un cadre européen qui fonctionne et à produire en commun des évaluations cliniques de qualité. « Le manque de prévisibilité qui en résulte pour les parties pourrait non seulement mener à une utilisation inefficace et sous-optimale de la capacité limitée des États membres en matière d’évaluation des technologies de santé, mais également risquer de retarder l’accès des patients [à ces technologies] », note l’EFPIA.
Préoccupée par ce souci de prévisibilité, l’organisation suggère de mener une première évaluation du système une fois que les règles et les méthodologies sont adoptées et avant que les premiers produits oncologiques soient évalués ou avant que le système soit étendu aux médicaments orphelins.
Selon nos informations, aucune date pour la première réunion interinstitutionnelle entre le Parlement, le Conseil et la Commission n'a encore été fixée. (Sophie Petitjean)