Le Parlement sud-coréen a voté une motion pour la ratification de trois des quatre conventions fondamentales de l'Organisation internationale du travail (OIT) que la Corée du Sud n'avait pas encore signées. Celles-ci portent sur le travail forcé (29), la liberté d'association (87) et la liberté syndicale (98). Le pays n'a cependant toujours pas ratifié la dernière convention (105) concernant l'abolition complète du travail forcé. Celle-ci entrerait en conflit avec la législation nationale sur le travail en prison.
Ce vote intervient après le rapport rendu par le panel d'experts le 20 janvier dans le cadre de l'accord commercial entre l'UE et la Corée du Sud (EUROPE 12643/11). Ceux-ci avaient jugé que le respect des droits fondamentaux des travailleurs, tels qu'énoncés par l'OIT, était contraignant dans les termes de l'accord.
Le commissaire européen Valdis Dombrovskis a félicité ce pas en avant de la Corée du Sud. « Nous attendons désormais des progrès similaires sur la dernière convention de l'OIT sur l'abolition du travail forcé », a-t-il déclaré. (Léa Marchal)