login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12667
Sommaire Publication complète Par article 10 / 30
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Fabrice Leggeri salue le groupe d'enquête du PE et les activités de contrôle de l'agence Frontex 

Le directeur exécutif de l’agence européenne de garde-côtes et garde-frontières (Frontex), Fabrice Leggeri, a estimé, jeudi 25 février, lors d’un événement de la Fondation Robert Schuman consacré au Pacte 'asile et migration' qu’il était « largement temps et mérité » qu’un groupe d’enquête soit créé au Parlement européen alors que l’agence fait l’objet depuis plusieurs mois d’accusations de refoulements de migrants, notamment en Grèce (EUROPE 12641/22).

Il existe un tel groupe « pour Europol, il y en a un pour Schengen, et il n’y en aurait pas eu pour le Corps européen qui va avoir 10 000 effectifs ? C’est tout à fait normal que des organismes de contrôle ou d’inspection ou d’audit fonctionnent et fassent leur travail », a dit M. Leggeri en présence du vice-président de la Commission européenne, Margarítis Schinás, et de la députée européenne Fabienne Keller (Renew Europe, française).

« L’agence a bien conscience de la responsabilité qui est la sienne et de la nécessité de pouvoir expliquer et rendre compte de la manière dont nous fonctionnons. La transformation présente, avec le Corps européen, est une transformation de nature. Pour la première fois, une agence cesse d’être un objet simplement administratif européen, mais a du personnel sur le terrain », a ajouté le directeur de Frontex. « Cela suscite des réactions, parce que c’est inhabituel », s’est-il défendu.

Et M. Leggeri d'ajouter : « Quand on voit tout ce qui a été écrit dans la presse à propos d’allégations de 'pushbacks', il est presque inévitable que les organismes de contrôle viennent voir. Je pense qu’il est effectivement de l’intérêt de l’agence, grâce à toutes ces enquêtes et les réponses que nous apportons, de pouvoir montrer que le travail n’a pas été fait de façon contraire au droit ».

 À ses côtés, le vice-président de la Commission a soutenu explicitement l’agence européenne alors que la commissaire européenne compétente, Ylva Johansson, est plus critique vis-à-vis du patron de Frontex, à qui elle reproche de retarder l’embauche de personnel dédié aux droits fondamentaux. L'agence aurait dû en effet ête dotée de 40 agents spécifiques au début 2021.

« La Commission accorde son plein soutien à l’agence pour l’aider à assumer rapidement ses nouvelles missions et permettre que le corps permanent atteigne sans tarder sa pleine capacité de 10 000 garde-frontières », a dit Margaritis Schinás, mettant les accusations à l'encontre de Frontex sur le compte de « la tentation de certains de résister à ce tournant ». 

« Frontex doit être le centre de gravité pour plusieurs éléments du Pacte. C’est une pièce centrale pour le succès de la politique de migration des années à venir », a encore dit le vice-président de la Commission. Mais, a-t-il ajouté, « toutes ces questions de transition sont des questions de gestion qu’il faut résoudre de manière claire et convaincante » et Fabrice Leggeri « a la responsabilité exécutive pour le faire ». (Solenn Paulic)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
SÉCURITÉ - DÉFENSE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
CALENDRIER
CALENDRIER BIS