login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12567
Sommaire Publication complète Par article 20 / 30
INSTITUTIONNEL / DÉmocratie

L’UE doit être plus proactive dans la lutte contre les mesures hybrides, plaide M. Hamikus

Le chef de secteur pour la lutte contre les menaces hybrides au Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Vilmos Hamikus, a plaidé, jeudi 24 septembre, pour une Union européenne plus proactive dans la lutte contre ce type de menaces.

« Jusqu’ici nous avons surtout été réactifs, nous avons subi des attaques et nous nous sommes adaptés », a-t-il expliqué lors d’une audition devant la commission spéciale du Parlement européen sur l'ingérence étrangère dans tous les processus démocratiques de l'UE. Selon lui, ces quatre dernières années, les Européens étaient dans un processus d’apprentissage.

« Maintenant, nous voulons être proactifs et développer une prévisibilité stratégique », a expliqué M. Hamikus.

Pour cela, ses services essaient de sensibiliser toutes les autorités gouvernementales ou de la Commission à la menace hybride. L’objectif est aussi de rendre la question réellement transversale dans toutes les politiques.

Favorable à l’inclusion de la société civile dans la réflexion, le chef de secteur a cependant estimé qu’il y avait encore tellement à faire pour développer une approche nationale cohérente – au niveau des gouvernements – que l'on ne pouvait pas encore inclure la société civile.

« C’est clairement la prochaine étape, mais on ne peut pas développer une approche sociétale s’il n’y a pas une réponse robuste au niveau du gouvernement », a-t-il expliqué.

M. Hamikus a rappelé que, si la responsabilité se trouve au niveau des États membres, l’UE pouvait aider à augmenter la résilience et fournir de bonnes pratiques. « On encourage la collaboration entre les États membres et nous sommes disposés à jouer un rôle de facilitateur », a-t-il précisé.

De son coté, Lutz Güllner, chef de la division 'Communications stratégiques et analyse de l'information' au SEAE, est revenu sur la désinformation et sur les équipes mises en place par l’UE depuis 2015 pour lutter contre la désinformation.

L’UE a mis en place trois cellules 'stratcoms' : une, depuis 2015, sur les pays du partenariat oriental, avec 16 membres, une sur le voisinage sud mise en place en 2017 et qui compte 6 membres, et enfin, une équipe de 7 personnes sur les pays des Balkans occidentaux, depuis 2017. Le SEAE dispose aussi d’une équipe horizontale de 4 membres. Enfin, un réseau de 27 officiers 'stratcoms' a été mis en place dans les pays du voisinage.

Si le Parlement a, à plusieurs reprises, appelé à un budget plus conséquent pour ces 'stratcoms', M. Güllner a davantage mis en avant l’aspect politique. « J’ai une petite équipe qui, avec peu de moyens, réalise un travail exceptionnel. (...) Ce dont on a besoin, ce n’est pas de plus argent, mais d’un mandat politique clair », a-t-il estimé. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
EMPLOI
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES