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Bulletin Quotidien Europe N° 12544
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ACTION EXTÉRIEURE / Iran

Les Européens s’opposent à la demande américaine de rétablir des sanctions multilatérales contre Téhéran

Les ministres des Affaires étrangères allemand, britannique et français ont annoncé, jeudi 20 août, qu’ils ne pouvaient pas soutenir la demande américaine de lancement du mécanisme de 'snapback' à l’encontre de l’Iran.

Ce mécanisme permet à un participant au Plan d’action global commun (JCPOA) sur l’accord nucléaire iranien de rechercher le rétablissement des sanctions multilatérales contre Téhéran, qui avaient été levées en 2015 conformément à la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies (UNSC).

« Nous ne pouvons pas soutenir cette initiative qui est incompatible avec nos efforts actuels de soutien au JCPOA », ont ainsi souligné les ministres dans un communiqué, rappelant que les États-Unis avaient cessé d’être un participant à l’accord à la suite de leur retrait, le 8 mai 2018 (EUROPE 12017/1).

Même son de cloche du Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, qui a « pris note » de l’annonce américaine. Selon lui, en raison de leur dénonciation de l’accord, les États-Unis ne peuvent « donc pas être considérés comme un État participant au JCPOA aux fins d'un éventuel retour en arrière en matière de sanctions prévu par la résolution ». Il a promis, en tant que coordinateur de la commission mixte, qu'il ferait tout son possible pour assurer la préservation et la pleine mise en œuvre du JCPOA par tous. Cette commission se réunira le 1er septembre.

Inquiétude autour de la levée de l’embargo sur les armes

Dans leur déclaration, les trois ministres ont également souligné leur vive préoccupation concernant les conséquences pour la sécurité régionale de l’expiration programmée de l’embargo des Nations Unies sur les armes classiques, compte tenu, en particulier, des activités déstabilisatrices « sans relâche » de l’Iran.

« Nous sommes déterminés à apporter des réponses adéquates à ces défis et nous continuerons à travailler avec tous les membres du Conseil de sécurité et toutes les parties prenantes afin de trouver des solutions qui préservent les possibilités d’action diplomatique », ont-ils promis.

L’embargo sur les armes devrait prendre fin le 18 octobre 2020 et, à la mi-août, le Conseil de sécurité a rejeté une résolution américaine sur la prolongation de cet embargo.

Les Européens ont donc demandé à tous les membres de l'UNSC de s’abstenir de toute action qui accentuerait les divisions en son sein ou qui aurait des conséquences graves sur ses travaux. (Camille-Cerise Gessant)

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