Comme attendu, le président américain Donald Trump a annoncé, mardi 8 mai dans la soirée, que les États-Unis quittaient l’accord nucléaire avec l’Iran, signant immédiatement un protocole pour remettre en place les sanctions jusque-là suspendues (EUROPE y reviendra).
Dans son discours, M. Trump a précisé avoir des preuves « décisives » que l’Iran continuait son programme d’armes nucléaires. Il a expliqué que des sanctions pourraient aussi être imposées à des pays qui aideraient l’Iran à se doter d’une telle arme.
M. Trump a également proposé la négociation d’un nouvel accord pour une solution « réelle, complète et durable », « pour éliminer son programme balistique, arrêter ses activités terroristes partout dans le monde et bloquer ses activités menaçantes à travers le Moyen-Orient ».
Jusqu’à la dernière minute, les Européens avaient espéré le maintien des États-Unis dans l’accord. Plus tôt dans la journée, les directeurs politiques de la France, de l’Allemagne, et du Royaume-Uni s’étaient réunis à Bruxelles avec le vice-ministre iranien des Affaires politiques, Abbas Araghchi, sous la houlette de la secrétaire générale du Service européen pour l’action extérieure, Helga Schmid. L’occasion de rappeler le soutien des Européens « à une mise en œuvre pleine et effective de l’accord par toutes les parties », avait précisé le SEAE dans son communiqué.
L’Iran avait annoncé le 3 mai qu’il se retirerait de l’accord si les États-Unis le faisaient. (Camille-Cerise Gessant)