login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12544
Sommaire Publication complète Par article 14 / 27
ACTION EXTÉRIEURE / Royaume-uni

L'UE continue ses préparatifs pour une sortie sans accord, pendant que les négociations sur la future relation patinent

L’Union européenne se prépare activement, elle aussi, à un Brexit sans accord commercial et de coopération entre le Royaume-Uni et l’Union européenne au 1er janvier 2021.

Qu’il y « ait ou non un accord, le Royaume-Uni quittera à la fin de l’année le marché unique et l’Union douanière et cela créera inévitablement des obstacles », a en effet commenté Daniel Ferrie, un porte-parole de la Commission européenne, lundi 24 août. Il a ajouté qu'un « tour virtuel des capitales » est actuellement organisé pour informer les acteurs concernés des mesures à prendre avant « la fin de l’année ».

M. Ferrie réagissait plus précisément aux articles de presse britanniques relatant l’intense préparation du Royaume-Uni à une sortie de l’UE sans accord alors que les négociations sur la future relation semblent toujours dans l’impasse.

Au terme d’un nouveau cycle officiel de discussions s'étant déroulé du 18 au 21 août, le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, avait à nouveau fait état, la semaine dernière, de blocages entre Londres et les Vingt-sept sur des points essentiels, comme la fixation de règles du jeu équitable ('level playing field'), « la pêche », où « aucun progrès d’aucune sorte » n'a été réalisé, la gouvernance du futur accord, et notamment le mécanisme de règlement des différends, ou encore sur la mobilité et la coordination de la sécurité sociale, où les positions restent « très éloignées ».

Le négociateur de l'UE a d'ailleurs dit ne pas comprendre « pourquoi nous perdons du temps si précieux » alors que les deux parties doivent - en théorie - s'entendre avant la fin octobre.

« Ceux qui espéraient ou attendaient une accélération des négociations cette semaine seront déçus. Et franchement, de mon côté, je suis déçu et préoccupé », a réagi M. Barnier, qui a cité de maigres progrès de nature technique dans les domaines de l’énergie, de la participation à des programmes européens et sur les mesures de lutte contre le blanchiment d’argent.

Ce constat avait été partagé par le négociateur britannique, David Frost. « Nous avons eu des discussions utiles cette semaine, mais il y a eu peu de progrès », avait-il confirmé dans un communiqué. Et d'ajouter : « Un accord est encore possible et c'est toujours notre objectif, mais il est clair qu'il ne sera pas facile à atteindre. Un travail de fond continue d'être nécessaire dans toute une série de domaines différents de la future coopération potentielle entre le Royaume-Uni et l'UE si nous voulons la concrétiser ».

Selon M. Frost, Londres rejette le fait que « l’UE continue d'insister non seulement sur le fait que nous devons accepter la continuité avec les aides d'État et la politique de la pêche de l'UE, mais aussi sur le fait que cela doit être convenu avant que tout autre travail de fond puisse être effectué dans tout autre domaine de la négociation, y compris sur les textes juridiques ».

Le prochain cycle de pourparlers bilatéraux aura lieu du 7 au 11 septembre à Londres. (Solenn Paulic)

Sommaire

RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
BRÈVES