La délégation de l’UE en Afghanistan et le président de la commission des Affaires étrangères du PE, David McAllister, ainsi que le président de la Délégation du PE pour les relations avec l’Afghanistan, Petras Auštrevičius, ont appelé, mardi 26 et mercredi 27 mai, à un cessez-le-feu permanent dans le pays, après la trêve obtenue pour la fête de l’Eid, et à des négociations de paix.
Cette trêve pendant l'Eid est « un premier pas encourageant », a souligné la délégation de l’UE, « en accord avec les chefs de mission de l'UE basés à Kaboul », dans un communiqué (EUROPE 12492/29). Estimant que cette occasion ne devait pas être gâchée, elle a exhorté les parties à convenir « sans délai » d'un cessez-le-feu humanitaire « permanent et complet ». Un tel cessez-le-feu pourrait jeter les bases de négociations de paix et permettre à l'Afghanistan de relever les défis « colossaux » auxquels il fait face. « Il n'y a aucune raison de reporter davantage les négociations intra-afghanes », a prévenu la délégation, appelant les talibans à faire preuve d'un véritable engagement en faveur de la paix et à accepter immédiatement le début des pourparlers.
De même, saluant le geste « courageux de bonne volonté » du président Ghani de reprendre la libération progressive des détenus, la délégation a estimé que l’échange de détenus devrait se poursuivre sans plus attendre et a appelé les talibans à libérer leurs détenus.
MM. McAllister (PPE, allemand) et Auštrevičius (Renew Europe, lituanien) ont également appelé à un cessez-le-feu immédiat et permanent. Selon eux, l’accord politique du 17 mai visant à former un gouvernement inclusif permettra d’entamer le processus de paix global, « condition préalable pour mettre fin à quatre décennies de mort et de destruction et pour apporter la stabilité, la sécurité et la paix » (EUROPE 12489/22). Les députés ont donc demandé à toutes les parties de mettre cet accord en œuvre « sans réserve », « en raison de son importance ». (Camille-Cerise Gessant)