Le conseil d'administration de la Banque européenne d'investissement (BEI) est parvenu à un accord final, mardi 26 mai, sur la structure et le mode opératoire du Fonds paneuropéen de garantie qui, grâce à des garanties nationales de 25 milliards d'euros au total, pourraient fournir une aide indirecte aux entreprises européennes, surtout des PME, à hauteur de 200 milliards d'euros.
Le fonds de garantie deviendra opérationnel lorsqu'un ensemble d'États membres représentant au moins 60% du capital de la BEI auront signé leur accord de contribution.
Comme annoncé (EUROPE 12493/3), au moins 65% de l'aide ira aux PME. Au maximum, 23% de l'enveloppe soutiendra les entreprises employant plus de 250 personnes, avec des restrictions pour celles de plus de 3 000 personnes. Des entreprises publiques actives dans le secteur de la santé et de la recherche sanitaire pourront aussi être aidées à hauteur de 5% de l'enveloppe au maximum. Le reste aidera les PME et les entreprises moyennes 'mid-caps' via des techniques financières plus risquées comme le capital-risque.
La garantie constituée permettra à la BEI de lancer plusieurs opérations, parmi lesquelles : - fournir des garanties aux instruments de banques commerciales et aux régimes de banques nationales de développement ; - soutenir des PME et des entreprises moyennes ('mid-caps') par le biais de fonds de capital-investissement ; - acheter des titres bancaires adossés à des actifs ; - financer par l'emprunt à risque ('venture debt') des entreprises en forte croissance, y compris dans le secteur pharmaceutique.
Les garanties fournies permettront aux intermédiaires financiers épaulés de libérer du capital qui sera à nouveau disponible pour financer l'économie réelle.
Plus d'informations : https://bit.ly/3d8Veuz (Mathieu Bion)