Un nouveau rapport de Greenpeace, 'The Recycling Myth 2.0', publié mercredi 27 mai, met en évidence les effets à long terme des déchets plastiques illégalement exportés en Malaisie par 19 pays riches sous couvert de recyclage et contenant des substances dangereuses et des produits chimiques potentiellement nocifs pour la santé humaine et l'environnement.
Retardateurs de flamme bromés et métaux lourds, comme le cadmium et le plomb, sont au nombre de ces substances identifiées sur des sites où des déchets plastiques ont été brûlés et dans l'eau près des sites en question.
« Les pays exportateurs comme l'Allemagne doivent assumer la responsabilité de leurs déchets. Des réglementations plus strictes sont nécessaires pour réduire de manière drastique la production d'emballages plastiques à usage unique inutiles par des multinationales comme Nestlé, afin que les déchets n'aient pas à être exportés en premier lieu », commente Manfred Santen, de Greenpeace Allemagne, dans un communiqué.
Entre autres mesures, Greenpeace Malaisie préconise de promouvoir un accord mondial pour combattre le flot de plastique parmi les gouvernements des pays exportateurs de déchets plastiques afin d'œuvrer immédiatement à un accord international contraignant pour résoudre le problème des déchets plastiques, couvrant tous les aspects du cycle de vie du plastique à usage unique tout en poursuivant les efforts de protection du climat, des océans et de la biodiversité.
Pour consulter le rapport en anglais : https://bit.ly/2B6gmU5 (Aminata Niang)