L’UE et le G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) se réuniront mardi 28 avril par visioconférence pour renforcer leur partenariat stratégique pour la sécurité, la stabilité et le développement.
Le sommet, qui devait avoir lieu à Bruxelles le 26 mars dernier, en marge de la réunion du Conseil européen, n'avait pu se tenir à cause de la crise liée à l'épidémie de Covid-19 (EUROPE 12407/2).
Le Président du Conseil européen, Charles Michel, et le Président en exercice du G5 Sahel, Mohamed Ould Ghazouani, coprésideront cette visioconférence UE-G5 Sahel, à laquelle participeront les Nations unies et la Commission de l'Union africaine. De la même façon, la Commission européenne avait été représentée lors du dernier G5 Sahel à Nouakchott (Mauritanie, fin février), qui avait été dominé par les questions de terrorisme (EUROPE 12435/2).
Les cinq pays du Sahel, région confrontée au terrorisme de groupes djihadistes, aux trafiquants et à la pauvreté, constituent une priorité stratégique de l'UE. La situation sécuritaire demeurant préoccupante, il s'agira de renforcer l’action européenne, au plan sécuritaire au premier chef, mais aussi aux plans humanitaire et du développement, selon les trois axes de la stratégie holistique de l'UE pour le Sahel, qui a été révisée en 2014, mais doit être renouvelée.
Les deux parties devraient s'accorder sur le renforcement de leur engagement commun autour d'une série d'initiatives et de cadres politiques tels que la Coalition pour le Sahel, le Partenariat pour la Sécurité et la Stabilité au Sahel et le Cadre d’Actions prioritaires intégrées du G5 Sahel.
Elles devraient aussi discuter de leurs objectifs partagés en faveur de la sécurité et la stabilité du Sahel. Les suites du sommet de Pau du 14 janvier, qui a jeté les bases d’une mobilisation renforcée contre les groupes djihadistes avec la création d'une coalition internationale (EUROPE 12403/20), ou encore les missions de l'UE dans les pays du G5 Sahel pourraient être abordées.
En matière de développement, il s'agit de rétablir l'autorité de l'État et des services de base dans les zones vulnérables, d'investir dans le développement local et la création d'emplois pour les jeunes, de renforcer la lutte contre le changement climatique et d'intensifier la coopération dans la lutte contre le Covid-19. (Aminata Niang avec Camille-Cerise Gessant)