La Maison-Blanche a annoncé, mardi 14 avril, une vidéoconférence des dirigeants du G7 le jeudi 16 avril, « pour coordonner les réponses nationales à la pandémie de coronavirus ».
« En travaillant ensemble, le G7 adopte une approche globale de la société pour faire face à la crise dans de multiples domaines, notamment la santé, les finances, l'aide humanitaire, la science et la technologie », a expliqué le porte-parole de la Maison-Blanche, Judd Deere.
Les dirigeants s’étaient déjà entretenus à propos du Covid-19 le 16 mars (EUROPE 12447/4).
Critiques sur la décision américaine de suspendre le financement de l'OMS
La rencontre pourrait être l’occasion pour certains dirigeants de faire part de leur déception ou de leurs critiques quant à la décision de l'administration américaine de suspendre son financement de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Donald Trump estimant que l'agence onusienne avait mal géré la pandémie. Les États-Unis sont les premiers contributeurs financiers de l'OMS, avec une participation représentant 16% de l'ensemble.
« Aucune raison ne justifie cette démarche à un moment où les efforts de l’OMS sont plus que jamais nécessaires pour aider à contenir et à atténuer la pandémie de coronavirus. Ce n'est qu'en unissant nos forces que nous pourrons surmonter cette crise qui ne connaît pas de frontières », a notamment prévenu le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell.
Le ministre des Affaires étrangères allemand, Heiko Maas, a estimé lui aussi qu’il fallait travailler en étroite collaboration contre le virus et qu’« un des meilleurs investissements était de renforcer les Nations unies, en particulier l'OMS, qui est sous-financée, par exemple pour le développement et la distribution de tests et de vaccins ». « Blâmer n’aide pas », a-t-il ajouté. (Camille-Cerise Gessant)