La conférence des présidents de groupe du Parlement européen a décidé, après un échange d'une heure et demie, lundi 9 mars, de restreindre la session plénière de mars à une seule journée, à savoir le mardi 10 mars, en raison du coronavirus.
Seuls quatre sujets figurent désormais à l’agenda : l’évolution de l’épidémie liée au Covid-19’, la situation à la frontière gréco-turque, les négociations sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 et la Journée internationale des droits des femmes.
S’exprimant dans l’hémicycle en aval de la conférence des présidents, le président du Parlement, David Sassoli, a expliqué qu’il était nécessaire de réduire l’activité parlementaire « à l’essentiel » afin de réduire les risques que le virus se propage dans l’institution et provoque sa mise à l’arrêt.
Selon le porte-parole du PE, Jaume Duch Guillot, cette décision, tout comme celle de déplacer la plénière à Bruxelles (EUROPE 12441/14), s’inscrit dans une volonté de trouver un équilibre entre l’obligation pour le Parlement d’assurer sa responsabilité institutionnelle, d’un côté, et le fait de contribuer à éviter le plus possible la propagation du virus, de l’autre.
En ce qui concerne le déroulement de la plénière, tous les votes prévus sont reportés à une date ultérieure (sans davantage de précisions à ce stade). Les débats qui devaient se tenir lundi (EUROPE 12441/13) ont tous été annulés, y compris celui sur la ‘loi climat’ (EUROPE 12439/2).
Nouvel agenda
Mardi matin, la session débutera par une déclaration de M. Sassoli sur la Journée des droits des femmes. Ensuite, les députés débattront de l’épidémie liée au Covid-19 avec la Présidence croate du Conseil de l’UE et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Prévus initialement pour mercredi matin, les débats sur la situation à la frontière gréco-turque (voir autre nouvelle) et l’échec du dernier Conseil européen consacré au cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE pour 2021-2027 se tiendront mardi après-midi.
À priori, ils devraient avoir lieu l’un après l’autre, mais l’ordre pourrait être inversé afin de garantir la présence d'Ursula von der Leyen au premier, et du président du Conseil européen, Charles Michel, au second.
Pourquoi avoir maintenu une session d'un jour ? Une annulation pure et simple de la plénière aurait signifié la fermeture du Parlement pour la semaine, sans savoir quand l'institution aurait été rouverte par la suite, étant donné que la situation liée au virus a des chances de rester la même pendant quelque temps encore. Une fermeture aurait ainsi pu affecter le poids politique de l'institution. C'est pour cette raison qu'une session a minima aurait été maintenue, nous dit-on. (Damien Genicot et Pascal Hansens)