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Bulletin Quotidien Europe N° 12442
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

L’AIE prévoit une baisse de la demande de pétrole due au coronavirus, une première depuis 2009

Pour la première fois depuis 2009, la demande mondiale de pétrole devrait diminuer en 2020 en raison de l’épidémie de coronavirus, a indiqué, lundi 9 mars, l’Agence internationale de l’énergie (AIE). 

Ainsi, alors que l’AIE prévoyait auparavant une augmentation de la demande mondiale de pétrole de 825 000 barils par jour (bpj) par rapport à 2019, l’agence anticipe désormais une baisse d’environ 90 000 barils par jour, ce qui porterait la demande mondiale de pétrole en 2020 à 99,9 millions de barils par jour.

Ces prévisions reposent principalement sur deux conséquences de l’épidémie de Covid-19 : la forte contraction de la consommation de pétrole en Chine et les « perturbations majeures » causées par le virus sur les voyages et l’activité économique en général, explique l’AIE.

« Son impact [du coronavirus] sur les marchés du pétrole est particulièrement grave, car il empêche les personnes et les marchandises de se déplacer », a ainsi déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE.

Compte tenu de « l’extrême incertitude » qui entoure l’évolution de l’épidémie, l’Agence a également établi deux autres scénarios : l’un plus pessimiste pour les marchés pétroliers (-730 000 bpj) et l’autre plus optimiste (+480 000 bpj).

M. Birol s’« inquiète » en outre des conséquences de l’effondrement des cours pour la stabilité de certains pays producteurs de pétrole très dépendants des revenus de ce secteur, tels que l’Irak, l’Angola ou le Nigeria. « Dans certaines économies productrices, la faiblesse soutenue des prix pourrait rendre presque impossible le financement de domaines essentiels tels que l'éducation, les soins de santé et l'emploi dans le secteur public », a-t-il ainsi alerté sur Twitter

Ces prévisions interviennent alors que l’or noir s’est effondré de plus de 30% sur les marchés financiers asiatiques, sa pire chute depuis la première guerre du Golfe en 1991, après que l’Arabie saoudite a décidé de baisser drastiquement ses prix à la livraison. Une décision qui fait suite à l’échec des négociations entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie sur un nouvel accord de réduction de leur production pour soutenir les cours du pétrole.

Pour consulter les prévisions de l’AIE (en anglais) : http://bit.ly/2IvLcWq (Damien Genicot)

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