L’ambassadeur de l’UE en Géorgie, Carl Hartzell, a salué dimanche 8 mars, l’accord, le même jour, entre les principaux partis politiques sur les amendements constitutionnels liés au système électoral sous la forme d'un protocole d'accord.
Les parties ont également signé une déclaration commune soulignant la nécessité d'éviter des actions qui pourraient être perçues comme une politisation inappropriée des processus judiciaire et électoral du pays.
« Un accord dans le dialogue ! Une étape cruciale vers la dépolarisation dans l'intérêt du peuple géorgien et du pays. Félicitations à tous ! », a ainsi souligné M. Hartzell sur Twitter.
De son côté, le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a qualifié, lundi 9 mars, l’accord de « signal vraiment bienvenu, important et visible de la direction politique de toutes les parties, qui reflète le désir de réduire la polarisation politique malsaine en Géorgie ». « Nous félicitons tous les signataires, car ils ont fait passer les intérêts des citoyens géorgiens et la consolidation de la démocratie géorgienne en premier », a-t-il ajouté.
L’UE, l’Allemagne, le Conseil de l’Europe et les États-Unis, qui ont facilité les négociations qui ont duré trois mois, ont reconnu, dans une déclaration commune, que cet accord était « un tremplin sur la voie de la démocratie en Géorgie ». « Nous appelons toutes les parties à y adhérer et à veiller à ce qu'il soit adopté avec succès par le Parlement et mis en œuvre par la suite », ont-ils ajouté. Le porte-parole du SEAE a aussi appelé toutes les parties à répondre rapidement et pleinement aux recommandations de l'OSCE/BIDDH à la suite des dernières élections.
Le parti au pouvoir, ‘Rêve géorgien’, et l’opposition se sont accordés sur la tenue des prochaines élections législatives en octobre, avec 120 sièges au sein de l'Assemblée répartis au scrutin proportionnel et les 30 restants au scrutin majoritaire.
Voir le protocole d’accord : http://bit.ly/39EgExY (Camille-Cerise Gessant)