Clous, punaises, épingles, câbles métalliques ou pièces de pare-chocs se verront imposer, dès le 8 février 2020, les mêmes droits tarifaires que ceux frappant les importations américaines d’acier (+25%) et d’aluminium (+10%).
En effet, Washington estime que ces importations de produits dérivés en acier et aluminium ont « considérablement augmenté », contournant ainsi les droits douaniers imposés au titre de la Section 232 du Trade Expansion Act et dont les produits européens pâtissent depuis le 1er juin 2018 (EUROPE 12031/2), lit-on dans un document présidentiel.
Par ailleurs, la Maison-Blanche ne considère pas encore avoir atteint les objectifs qu’elle s’est donnés en relevant les droits sur l’acier et l’aluminium.
D’après le document, le niveau d’utilisation des capacités des producteurs nationaux d’acier, fixé par le Département américain au Commerce, ne s'est pas stabilisé « au niveau ou au-dessus du niveau d'utilisation des capacités de 80%, identifié (…) comme nécessaire pour éliminer la menace d'atteinte à la sécurité nationale » évoquée dans la Section 232. Quant à l’aluminium, l'utilisation de ses capacités « s'est améliorée, mais elle reste inférieure à l'objectif » que s’était fixé le Département américain du Commerce.
Pour enrayer ce contournement, Washington ajustera donc ses droits en appliquant sur ces produits dérivés un droit additionnel de 25% pour les articles en acier et de 10% pour ceux en aluminium dès le 8 février prochain. (Hermine Donceel)