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Bulletin Quotidien Europe N° 12414
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ACTION EXTÉRIEURE / Proche-orient

Les Européens très prudents face au plan de paix américain

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, Josep Borrell, s’est montré prudent, mardi 28 janvier, vis-à-vis du plan de paix américain pour le Proche-Orient présenté quelques minutes plus tôt.

« L'UE étudiera et évaluera les propositions avancées », a-t-il expliqué dans un communiqué au nom de l’UE. Cette évaluation se fera « sur la base de la position établie de l'UE et de son engagement ferme et uni en faveur d'une solution négociée et viable prévoyant deux États, qui tienne compte des aspirations légitimes tant des Palestiniens que des Israéliens en respectant toutes les résolutions pertinentes des Nations unies et les paramètres convenus au niveau international », a-t-il prévenu. L’UE prône une solution à deux États, avec Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël et de l’État de Palestine, selon la démarcation de 1967. La colonisation israélienne est illégale au regard du droit international, rappelle régulièrement l'UE.

Le plan américain, de 180 pages, propose une solution « réaliste à deux États ». Alors que « Jérusalem restera la capitale indivisible d'Israël », la capitale palestinienne « devrait se trouver dans la partie de Jérusalem-Est située dans toutes les zones à l'est et au nord de la barrière de sécurité existante ». L’État palestinien, démilitarisé, serait créé à condition que les Palestiniens reconnaissent Israël comme « État juif », qu’ils renforcent leurs institutions et qu’ils rejettent le terrorisme sous toutes ses formes. Cet État serait d’« un seul tenant », dont les différentes parties seraient reliées par des tunnels ou des routes. Selon ce plan, les colonies font partie du territoire israélien et l'État hébreu a la souveraineté sur la vallée du Jourdain. 30% de la Cisjordanie pourrait ainsi revenir à Israël. En contrepartie, celui-ci devrait geler la colonisation pendant quatre ans. Les 5,5 millions de réfugiés palestiniens pourraient, eux, vivre dans le nouvel État palestinien, dans le pays où ils sont actuellement ou dans un pays tiers.

Quoi qu’il en soit, l’initiative américaine « est l'occasion de relancer les efforts nécessaires et urgents en vue d'une solution négociée et viable au conflit israélo-palestinien », a estimé M. Borrell. Selon lui, l’UE est prête à œuvrer en faveur de la reprise de « négociations sérieuses » pour résoudre toutes les questions relatives au statut permanent et pour parvenir à une paix « juste et durable ». L’UE exhorte les deux parties à faire preuve, par des politiques et des actions, d'un véritable engagement en faveur de la solution à deux États, seule manière réaliste de mettre fin au conflit, a aussi souligné M. Borrell.

Le groupe S&D au PE, par le biais de sa vice-présidente chargée des Affaires étrangères, Kati Piri (néerlandaise), s'est montré plus critique, estimant que le plan était basé sur « une offre déséquilibrée ». 

Voir le plan de paix américain : http://bit.ly/2Gxd5fV (Camille-Cerise Gessant)

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