Les ambassadeurs des États membres, réunis au sein du Comité politique et de sécurité, sont convenus, mardi 28 janvier, de renforcer les moyens aériens et satellitaires afin de surveiller le respect de l’embargo sur les armes à destination de la Libye, selon plusieurs sources européennes.
Ainsi, les ambassadeurs ont demandé au commandant de l’opération EUNAVFOR Med Sophia, l’amiral Enrico Credendino, qui les a informés sur les activités de la mission ces six derniers mois, de renforcer les activités aériennes de surveillance en complément des activités satellitaire afin de répondre aux besoins immédiats. Actuellement, sept avions - deux Luxembourgeois, deux Italiens, un Français, un Espagnol et un Polonais – participent à l’opération Sophia, qui a le mandat de surveiller l’embargo.
L’objectif est, selon une source, « de continuer à faire pression sur les acteurs » et de documenter les possibles violations de cet embargo.
Au-delà de cette réponse immédiate, les ambassadeurs ont chargé le Service européen pour l’action extérieure de leur présenter une révision du mandat d'EUNAVFOR Med Sophia, en vue du Conseil des 'Affaires étrangères' du 17 février. La proposition du SEAE est attendue pour la semaine prochaine.
Les ambassadeurs ont également discuté de la surveillance du cessez-le-feu en Libye. Les travaux sur ce sujet vont se poursuivre, mais dépendent des résultats obtenus au Conseil de sécurité des Nations Unies, qui travaille sur une résolution, et des développements sur le terrain. Le comité militaire 5+5 (5 représentants du gouvernement d’union nationale libyen et 5 représentants du Maréchal Haftar) devrait se réunir dans les prochains jours, à Genève, pour discuter de ce cessez-le-feu. (Camille-Cerise Gessant)