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Bulletin Quotidien Europe N° 12401
INSTITUTIONNEL / Eu2020hr

Les succès de la Présidence croate du Conseil de l’UE et de la Commission sont liés, selon Mme von der Leyen

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé, vendredi 10 janvier, que le succès de sa Commission - qui a un agenda ambitieux pour les 100 premiers jours de son mandat - était lié à celui de la Présidence croate du Conseil de l’UE, qui prendra fin le 30 juin.

« Vous êtes la Présidence de nos 100 premiers jours. Notre succès dépend donc aussi de votre succès », a-t-elle expliqué à l’issue d’une rencontre entre les membres de la Commission européenne et ceux du gouvernement croate, à Zagreb.

Les quatre priorités de la Présidence croate du Conseil - une Europe qui se développe, qui connecte, qui protège et qui a de l’influence sur le plan international - sont étroitement liées aux priorités de la Commission. Et les défis sont nombreux. Ainsi, devant la presse, Mme von der Leyen et le Premier ministre croate, Andrej Plenkovic, ont égrainé les grands sujets sur lesquels ils devront coopérer.

CFP. « Cette présidence sera cruciale pour que nos ambitions soient soutenues dans le cadre financier pluriannuel et, en même temps, pour favoriser une plus grande convergence entre nos États membres », a ainsi prévenu Mme von der Leyen. Tout comme la Croatie, et contrairement à la proposition de la précédente Présidence du Conseil finlandaise, Mme von der Leyen a plaidé pour un Fonds européen de la Défense qui dispose d'une dotation suffisante. « Il est dans l’intérêt européen d’avoir beaucoup d’interopérabilité, c’est pour cela que le fonds est important et il a un effet sur toute l’industrie et les PME. (...) Il est dans notre intérêt, celui du marché commun, de l’industrie, des petites entreprises, d’avoir (une) somme nécessaire », a estimé l’ancienne ministre de la Défense allemande.

Brexit. Autre négociation, et pas des moindres, sous présidence croate : celle sur les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni. « Il y a une différence entre le fait d'être un État membre ou non - et il y a des compromis entre les divergences réglementaires d'une part, et l'accès au marché unique d'autre part. Cette marge de manœuvre doit maintenant être explorée dans les négociations à venir », a rappelé la présidente de la Commission, annonçant qu’un point serait fait en juin sur les progrès accomplis. « Ce sera une étape essentielle qui s'inscrira dans le cadre de la Présidence croate », a-t-elle insisté.

Élargissement. La Commission et la Présidence croate du Conseil vont aussi travailler sur l'épineuse question de l'élargissement, avec comme point d'orgue le sommet UE-Balkans occidentaux du 7 mai prochain à Zagreb. « Les prochains mois vont, bien sûr, être cruciaux pour notre relation avec les Balkans », a estimé Mme von der Leyen, alors que la Présidence du Conseil exercée par la Croatie, pays balkanique et dernier pays ayant adhéré à l'UE, offre « une occasion unique » pour traiter ce dossier.

Selon elle, le sommet de Zagreb sera une « potentielle étape importante dans ce processus ». Mais pour cela, « nous avons encore beaucoup de travail à faire », a-t-elle prévenu. La Commission va bientôt présenter une nouvelle méthodologie afin de « réfléchir sur la manière dont nous pouvons améliorer le processus d'adhésion ». Et si certains États membres souhaiteraient que cette méthodologie soit agréée avant toute avancée concrète dans le processus, pour Mme von der Leyen, ce travail doit se faire en parallèle et « ne doit pas nous empêcher d'engager les négociations d'adhésion avec la Macédoine du Nord et l'Albanie ». « Nous voudrions entrer dans une nouvelle dynamique et, si possible, débloquer la situation » avec ces deux pays, a ajouté M. Plenkovic.

La Croatie, en tant que pays qui préside le Conseil de l’UE, mènera également les préparatifs pour la 'Stratégie de l’UE avec l’Afrique'. « Nous comptons sur vous pour dégager un consensus au sein du Conseil sur certains accords commerciaux importants que nous avons », a aussi souligné Mme von der Leyen. Certains États membres, comme l'Autriche, n’ont, par exemple, pas caché leur hostilité à l’accord commercial avec le Mercosur. (Camille-Cerise Gessant et Hermine Donceel)

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