Au terme d'un 25e cycle de négociations, l’Union européenne a reçu cette semaine de la Chine sa seconde offre de marché, a annoncé la Commission européenne, jeudi 19 décembre. L’ambition des parties est de conclure, en 2020, un accord global sur les investissements (EUROPE 12355/14). Il devrait permettre à l’UE d’obtenir un meilleur accès à ses investisseurs et, partant, un terrain de jeu plus équitable (‘level playing field’) à ses opérateurs économiques.
Depuis 2019, l'UE se veut plus ferme face à la puissante économie asiatique, dont l'engagement dans ces négociations est estimé trop tiède. Pékin est donc attendu au tournant : il devra faire preuve de bonne volonté en mettant sur la table des offres à la hauteur des attentes européennes, en gage de son engagement.
La Commission « analysera attentivement l'offre chinoise pour évaluer son niveau d'ambition et la mesure dans laquelle elle reflète les demandes spécifiques de l'UE », lit-on dans le communiqué de presse de l'institution.
Et la Commission d'y rappeler ses attentes dans ces pourparlers : ouverture de secteurs clés (télécommunications, technologies de l'information et de la communication, santé, services financiers, fabrication) ; amélioration de l'environnement commercial des entreprises de l'UE (notamment en bannissant les transferts de technologie forcés et les procédures d'autorisation discriminatoires ou en circonvenant plus strictement le rôle des entreprises d'État). Enfin, l'UE espère que la Chine s'engagera sur le développement durable, le climat et les droits des travailleurs. (Hermine Donceel)