login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12283
INSTITUTIONNEL / Eu2019fi

Respect des valeurs, climat, économie du bien-être sont au cœur des priorités de la prochaine présidence finlandaise du Conseil de l'UE

Le respect des valeurs, dont l'État de droit, la lutte contre les dérèglements climatiques et la stimulation d'une économie innovante et garante du bien-être des travailleurs, constituent les principales priorités de la troisième Présidence finlandaise du Conseil de l'Union européenne depuis l'adhésion de la Finlande en 1995, qui exercera son mandat au second semestre 2019.

« La stabilité, la démocratie et les valeurs fondamentales de l'Union européenne doivent être protégées », a déclaré la représentante permanente finlandaise auprès de l'UE, Marja Rislakki, mercredi 26 juin, lors d'un débat organisé par le centre de réflexion European Policy Centre. Évoquant son expérience en tant qu'ambassadrice de son pays en Chine, elle a prôné « l'unité » des Européens pour défendre leurs valeurs.

À l'automne, les États membres seront invités à réviser le dialogue périodique sur l'État de droit et la future Présidence estime que ce moment est bien choisi pour faire le point sur « la boîte à outils » dont l'UE dispose pour faire respecter les principes démocratiques dans les États membres et anticiper tout dérapage éventuel.

En parallèle des négociations sur le cadre financier pluriannuel (CFP) post-2020, au cours desquelles la Finlande s'est engagée à produire des chiffres dans le cadre de négociation ('negotiating box') en vue du sommet européen d'octobre, les discussions sur la proposition législative visant à conditionner l'octroi de fonds européens au respect de l'État de droit se poursuivront au Conseil.

Autre grande priorité finlandaise : la lutte contre les dérèglements climatiques. Devant le Parlement européen, l'ancien premier ministre finlandais, Juha Sipilä, avait préconisé un relèvement de l'objectif de réduction des émissions de CO2 pour 2020 (par rapport à 1990) et la fixation d'un objectif contraignant d'au moins 55% pour 2030 (EUROPE 12184/8). La Finlande est en phase avec les vingt-quatre États membres favorables à la fixation à 2050 d'un objectif de neutralité climatique au niveau de l'UE (EUROPE 12279/2).

Il convient d'intégrer la question climatique dans toutes les politiques sectorielles européennes, a estimé Mme Rislakki. Sur l'objectif de neutralité climatique, les autorités finlandaises travailleront bilatéralement avec les pays encore réticents afin de trouver une solution en vue d'une transition socialement juste.

« Nous pensons que les avantages sont bien plus grands que les désavantages », a dit l'ambassadrice. La Finlande utilisera le budget habituellement consacré aux cadeaux à des fins de compensation des coûts environnementaux et souhaite également promouvoir le recours aux visioconférences pour des réunions techniques au Conseil.

Investir dans les technologies respectueuses du climat est compatible avec l'objectif de stimuler une économie innovante et respectueuse des travailleurs, estime la future Présidence finlandaise. Surtout, elle préconise d'en finir avec « les approches en silos » et de considérer la question économique comme une question transversale qui englobe l'innovation, l'approfondissement du marché intérieur, notamment des services, la promotion d'un commerce international basé sur des règles en réponse à la montée du protectionnisme, la transition vers la neutralité climatique et le respect du bien-être des travailleurs.

« Vous ne pouvez pas séparer les deux : lorsque les gens vont bien, l'économie se porte bien », a estimé Mme Rislakki, qui a prôné une véritable stratégie européenne de formation tout au long de la vie.

L'ambassadrice finlandaise a également souligné l'importance de faire avancer l'agenda de protection des citoyens à tous les niveaux. « Les gens veulent se sentir en sécurité », a-t-elle dit. Sécurité économique, mais aussi sécurité physique. Voisine de la Russie, la Finlande attache une grande importance à la détection des « menaces hybrides » et au développement de capacités communes pour y faire face.

Dans le domaine des Affaires étrangères, la future Présidence souhaite aussi poursuivre le débat sur l'introduction, sur certaines questions, de la majorité qualifiée au Conseil, même si elle est consciente qu'aucune décision ne sera prise dans les six mois à venir. Quant à l'élargissement de l'UE aux pays des Balkans occidentaux, Mme Rislakki a rappelé que le Conseil devra prendre une décision, d'ici à octobre, sur l'ouverture potentielle des négociations d'adhésion à l'UE avec la Macédoine du Nord et l'Albanie. La Finlande y est favorable.

Adopté par le gouvernement finlandais et présenté mercredi au Parlement national, le programme de la Présidence finlandaise du Conseil du deuxième semestre 2019 peut être consulté à la page suivante : http://bit.ly/2LjaIkx   (Mathieu Bion)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
SÉCURITÉ - DÉFENSE
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL - ÉDUCATION - JEUNESSE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
CONSEIL DE L'EUROPE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES