Tibor Navracsics, commissaire chargé de l'Éducation, la Culture, la Jeunesse et le Sport, a présenté, mercredi 26 juin à Bruxelles, les 17 premières 'Universités européennes' pilotes.
« L'Europe a besoin de ces universités pour nous aider à construire une Europe plus unie et plus résiliente », a-t-il expliqué aux médias (EUROPE 12258/16).
Ces 'alliances', qui deviendront, à terme, des ‘campus interuniversitaires’, mettront en commun leurs expertises, plateformes et ressources pour proposer des cursus ou modules communs couvrant différentes disciplines. La mobilité du corps enseignant est aussi un élément important du programme. L’accent mis sur l’excellence et l’inclusion servira de « modèles à d’autres universités de l’UE », qui devront permettre aux étudiants de développer « les compétences dont ils ont besoin afin de devenir des citoyens européens engagés », selon le commissaire. Au niveau local, l’ambition de ces réseaux est de « devenir de véritables moteurs du développement régional et local, en construisant des liens forts avec les collectivités ».
Les universités ont d’abord été sélectionnées sur le double principe d’être reconnues dans leur État membre d’origine et d’avoir adhéré à la ‘Charte Erasmus’. Finalement, c’est la vision du projet d’alliance qu’elles ont composé qui a orienté le choix du comité d’experts indépendants mandaté par la Commission.
L’appel, qui a été un franc succès, s’est déployé à une « vitesse record » et a ainsi motivé une augmentation du budget à hauteur de 85 millions d’euros (EUROPE 12210/25), allouant à chacune des 17 alliances sélectionnées 5 millions d’euros de budget sur trois ans. Elles représentent un total de 114 établissements d’enseignement supérieur issus de 24 États membres.
Un second projet pilote, ainsi que les éléments concrets des spécificités de chacune des alliances actuelles sont attendus dès la rentrée, avant l’intégration définitive des « universités européennes » dans le cadre d’un projet Erasmus+ 2021-2027, dont la dotation devrait être doublée (EUROPE 12198/27). Les universités restent compétentes pour l’utilisation du budget octroyé, ce qui ne signifierait pas une augmentation automatique des bourses Erasmus pour les étudiants. Les premières dépenses s’orienteraient dans un premier temps vers la structuration des projets tels que l’instauration de plateformes d’échange de données, l’aide à la mobilité, mais aussi la formation de professeurs. (Martin Molko - Stagiaire)