Comme prévu, les ambassadeurs des Vingt-huit auprès de l'UE sont revenus, mercredi 26 juin, sur la situation de la Suisse et des relations bilatérales, alors que la Commission s’apprête à laisser expirer, le 30 juin, l’équivalence boursière accordée à Berne en décembre.
La Commission a encore expliqué, mercredi, les raisons qui justifient le recours à une décision technique pour exercer une pression politique, ont rapporté plusieurs sources, l’institution ayant fait ainsi beaucoup d’efforts pour que la Suisse accepte le projet d’accord-cadre avec l’UE et voulant maintenant signifier de manière plus concrète à Berne ce qu’elle aurait à perdre en termes de participation au marché unique.
Plusieurs délégations ont fait part de leurs doutes sur cette méthode envers un partenaire proche, notamment des pays dont les bourses pourraient subir des conséquences, mais l’impact économique global pour les places de l’UE n’est pas suffisamment important pour que ces pays aient tenté de contrer la Commission. Ils ont ainsi implicitement soutenu son choix de lier un problème politique à une décision de nature technique, en l'occurrence, sur la bourse.
Plusieurs pays ont aussi fait part de leurs inquiétudes quant à la contribution à la cohésion que la Suisse verse régulièrement aux pays de l'UE moins avancés économiquement, une contribution qui représente la participation financière de la Suisse au marché intérieur.
Sans changement de dernière minute, l’équivalence expirera ce dimanche 30 juin, à minuit. La Présidence finlandaise pourrait être sollicitée pour organiser rapidement un nouveau point au Coreper. (Solenn Paulic)