Le commissaire européen à l'Énergie et l'Action climatique, Miguel Arias Cañete, a estimé que les États membres devraient se montrer « plus ambitieux » dans leurs projets de plans nationaux intégrés Énergie/Climat (NECP) 2021-2030, mardi 25 juin à Luxembourg, après le Conseil 'Energie'.
Devant la presse, le commissaire a salué le fait que les États membres ont présenté des projets de plans nationaux « plus intégrés », précisant que ceux-ci ont jusqu’à la fin de l’année pour fournir davantage de détails, si nécessaire.
Mais les États membres doivent se montrer plus ambitieux, a estimé M. Cañete, alors que la Commission a montré que certains objectifs ne seront pas atteints (EUROPE 12277/4). En matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les projets nationaux de NECP permettront, en l'état, d’atteindre l’objectif de l’UE : une réduction d'au moins 40% à l’horizon 2030 par rapport à 1990.
Mais le secteur hors ETS (transports, bâtiments, agriculture, déchets) est le maillon faible. Dans ce secteur, la réduction sera de 28% par rapport à 2005, au lieu des 30% requis. S’agissant des énergies renouvelables, l'écart avec l'objectif de 32% (1,6 point de pourcentage) « pourrait être comblé », selon le commissaire. Mais, pour l'efficacité énergétique, l'écart avec l'objectif européen de 32,5% est plus problématique. Il peut atteindre 6 points de pourcentage.
Neutralité climatique. M. Cañete a noté, après le Conseil européen du 20 juin, que 4 pays sur 28 - Pologne, Hongrie, République tchèque et Estonie - avaient demandé « plus de temps » avant d’accepter la date de 2050 comme échéance pour parvenir à la neutralité climatique dans l’UE (EUROPE 12279/2). Le Conseil européen reviendra sur cette question ultérieurement, a ajouté le commissaire. (Lionel Changeur)