Les indépendantistes catalans ont enchaîné déconvenues et satisfactions cette semaine.
Déconvenues avec la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui a déclaré, mardi 28 mai, « irrecevable » la requête contre la décision du Tribunal constitutionnel espagnol qui avait suspendu la séance plénière du Parlement de la communauté autonome de Catalogne le 9 octobre 2017 (EUROPE 11880/1). Motif : la CEDH estime que la suspension était « nécessaire dans une société démocratique » et pour le « maintien de la sûreté publique, la défense de l’ordre et la protection des droits et libertés d’autrui ».
Satisfaction avec la déclaration du groupe de travail onusien sur la détention arbitraire, datée du 27 mai, qui demande la libération immédiate de trois prisonniers politiques catalans (Oriol Junqueras, Jordi Cuixart et Jordi Sànchez) avec dédommagement par l'État.
Enfin, déconvenues et satisfactions avec l’élection de l’ancien président et indépendantiste catalan, Carles Puigdemont, élu au Parlement européen. Mais selon la presse nationale, son élection ne peut être validée qu’après sa prestation de serment en personne devant la Commission électorale espagnole. Or, il serait immédiatement arrêté s’il rentrait en Espagne. Par ailleurs, selon des médias espagnols citant M. Puigdemont, le Parlement européen aurait refusé, mercredi 29 mai, de l'accréditer en tant qu'eurodéputé.
Pour consulter la décision du groupe de travail onusien : https://bit.ly/2JGThdy
Pour consulter la décision de la CEDH : https://bit.ly/2HZQPvm. (Pascal Hansens)