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Bulletin Quotidien Europe N° 12251
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ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

Sanctions tarifaires contre la Chine, l'incertitude qui se prolonge pourrait miner les investissements

Appliqués dès ce vendredi 10 mai, les nouveaux droits tarifaires imposés par Washington sur des produits chinois d'une valeur de 180 milliards d'euros affecteront surtout la confiance, notent des observateurs. 

« Compte tenu de l’absence de progrès dans les négociations avec la Chine, le président a demandé au Représentant au Commerce de porter le taux de droit additionnel [de 10 %] à 25 % », note un avis publié par le Bureau du Représentant au Commerce le 5 mai. Cette décision est intervenue en réponse à ce que Washington a qualifié de « retour en arrière » chinois dans les négociations d’un accord commercial entre les deux puissances. 

Ce choix « tient compte des nombreux commentaires et témoignages publics, ainsi que des avis des comités consultatifs », lit-on également dans l'avis. 

Ces droits tarifaires représentent désormais plus de 50 % du commerce américano-chinois. 

Le ministère chinois du Commerce a annoncé, mercredi 8 mai, « qu'il n'y avait d’autre choix que de réagir par des mesures correctives » en réponse à ces nouvelles sanctions tarifaires

Alors que le ministre chinois du Commerce était en route vers Washington pour de nouveaux pourparlers, prévus ce jeudi 9 mai, le président des États-Unis, Donald Trump, avait déclaré, via Twitter, préférer des sanctions à un mauvais accord, mercredi 8 mai : « Je suis très satisfait de ces 100 milliards de dollars par an en tarifs qui remplissent les coffres des États-Unis… super pour les États-Unis, mauvais pour la Chine ! »

Quel impact ?

D'après plusieurs études menées outre-Atlantique, ce sont toutefois les consommateurs et opérateurs étatsuniens qui font les frais de ces sanctions, en en payant le surcoût (EUROPE 12248/16). 

Néanmoins, selon l'économiste Paul Krugman, « un droit de 25 % équivaudrait à une augmentation d'impôts d’environ 0,5 % du PIB. C'est beaucoup moins que l’expansion budgétaire de Trump », soulignait-il le 7 mai dans un tweet

Côté européen, outre les risques de détournement des échanges pouvant résulter en une poussée des importations dommageables pour les opérateurs économiques européens, cette nouvelle escalade dans la guerre commerciale prolonge la période d’incertitude dans laquelle sont déjà plongées les entreprises. 

Chad Bown, chargé d’études principal au Peterson Institute for International Economics, souligne que de nombreuses entreprises hésitent à s'engager dans des investissements tant qu'elles ne comprennent pas mieux les objectifs de la politique américaine. 

Pour consulter l’avis dans le Registre fédéral [EN] : https://bit.ly/2WCN7hG.  (Hermine Donceel)

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