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Bulletin Quotidien Europe N° 12251
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ACTION EXTÉRIEURE / Venezuela

L'UE condamne la détention de M. Zambrano, nouveau coup porté aux tentatives internationales de dialogue politique

La porte-parole du Service européen d'action extérieure a demandé, jeudi 9 mai, la libération immédiate d'Edgar Zambrano, vice-président de l'Assemblée nationale du Venezuela, détenu par les services secrets de son pays. Elle a qualifié cette arrestation de « nouvelle violation flagrante de la Constitution vénézuélienne ». 

Selon la porte-parole, il s'agit d'une « action politiquement motivée destinée à faire taire l'Assemblée nationale », seule institution politique aux mains de l'opposition au régime Maduro et présidée par Juan Guaidó, qui s'est proclamé président du Venezuela. 

Les Européens promettent de réagir à tout affaiblissement ultérieur de l'État de droit dans le pays en utilisant « tous les instruments » à leur disposition, donc la possibilité de nouvelles sanctions ciblées à l'encontre du régime Maduro. 

L'arrestation de M. Zambrano, qui fait suite à d'autres arrestations dans l'entourage de M. Guaidó, démontre que le régime Maduro, loin d'être déstabilisé par la récente Operación Libertad de M. Guaidó, resserre petit à petit l'étau autour du président de l'Assemblée nationale. Elle intervient juste après la troisième réunion ministérielle du groupe de contact international sur le Venezuela auquel participent huit États membres de l'UE. 

Outre l'annonce d'une présence constante au Venezuela pour faciliter l'acheminement humanitaire international, le groupe de contact a fait état d'options pour une solution politique et pacifique à la crise vénézuélienne qu'il compte tester auprès des parties prenantes lors d'une prochaine mission à Caracas. 

« Nous avons toujours été clairs sur le fait qu'il ne doit y avoir aucune intervention militaire, tant de l'intérieur que de l'extérieur du pays », a réitéré la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, qui s'exprimait mardi 7 mai depuis le Costa Rica, où a eu lieu la réunion ministérielle. Une façon pour l'UE de se démarquer de façon continue de la position étatsunienne qui n'exclut pas une telle option. (Mathieu Bion)

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