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Bulletin Quotidien Europe N° 12221
POLITIQUES SECTORIELLES / NumÉrique

La Commission européenne veut mieux contrôler les risques posés par Huawei

Malgré les appels de Donald Trump en ce sens, la Commission européenne ne va pas proposer d'interdire à l'équipementier mondial Huawei d'opérer sur son territoire. Au lieu de cela, la recommandation qu'elle présentera mardi 26 mars devrait demander aux États membres de mieux collaborer pour pallier leurs faiblesses, selon l'agence de presse Reuters

Cette recommandation répond notamment à une demande formulée par les États membres, lors du Conseil informel 'Télécommunications' (EUROPE 12205/4) et du Conseil européen de printemps (EUROPE 12220/1). Elle a été annoncée dans la feuille de route sur les relations UE-Chine (EUROPE 12212/14) pour répondre à la polémique internationale qui a vu le jour l'automne passé, lorsque les États-Unis ont appelé leurs partenaires à ne plus utiliser les systèmes Huawei Technologies Co. Ltd au motif que ceux-ci contenaient des portes dérobées destinées à espionner les communications des États membres au profit de Pékin.  

Selon Reuters, le document de la Commission recommandera aux États membres d'utiliser les outils définis dans la directive NIS sur la sécurité des réseaux (directive 2016/1148) et dans l'Acte pour la cybersécurité. Ils devraient, par exemple, échanger des informations et se coordonner sur des études de risques pour la sécurité et sur la certification des appareils connectés à Internet et les équipements 5G. La Commission ne plaidera par contre pas pour une interdiction européenne de Huawei, laissant cette possibilité aux États membres pour des motifs de sécurité nationale. 

Les orientations de l'institution marquent une position plus dure vis-à-vis des investissements chinois après des années d'ouverture européenne à la Chine, qui contrôle 70 % de l'offre mondiale de matières premières critiques nécessaires à la fabrication de produits de haute technologie. 

Lors du sommet européen du 21 mars, le Premier ministre belge, Charles Michel, avait déclaré : « Le déploiement de la 5G est un enjeu important pour stimuler l’économie numérique et nous devons pouvoir stimuler cette économie numérique en protégeant aussi nos intérêts à moyen et à long terme. » 

La recommandation arrive alors que le président français, Emmanuel Macron, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ainsi que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, rencontrent le président chinois, Xi Jinping, à Paris. Elle alimentera certainement les discussions au cours du sommet UE-Chine qui se déroulera le 9 avril. (Sophie Petitjean)

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