01/03/2019 (Agence Europe) – La Confédération européenne des syndicats (CES) a mis en garde les colégislateurs (Parlement européen et Conseil de l'UE), vendredi 1er mars, face au « risque de se retrouver avec une directive [sur les lanceurs d'alerte] qui protège davantage les entreprises que les dénonciateurs ». Les syndicats redoutent qu’un « groupe d’États membres » campe sur sa position pour obliger les potentiels lanceurs d’alerte à utiliser en premier lieu les canaux internes de l’organisation. « C'est une chose pour l'UE d'encourager les entreprises à mettre en place une procédure interne pour aider les travailleurs et les autres à pouvoir dénoncer les abus, mais c'est une très mauvaise idée pour l'UE de forcer les dénonciateurs potentiels à l'utiliser sous peine de perdre leur emploi », explique la CES. Selon le rapporteur du PE, Virginie Rozière (S&D, française), la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et l’Autriche veulent maintenir un signalement en trois étapes (interne, externe, public - EUROPE 12204). (PH)