Le commandant des opérations civiles de l’UE et directeur de la capacité civile de planification et de conduite (CPCC), Vincenzo Coppola, a appelé, mercredi 23 janvier, les États membres à envoyer du personnel plus qualifié pour les missions civiles de l’UE.
« Le pacte en matière de PSDC civile est un document important, stratégique, qui nécessite l’implication des États membres, leur engagement à avoir une présence plus importance dans les missions, des ressources plus sophistiquées », a-t-il expliqué devant la sous-commission ‘Sécurité et Défense’ du PE, sous-entendant du personnel qualifié (EUROPE 12141).
« Les ressources, nous les avons, mais ce ne sont peut-être pas les ressources que je préfèrerais avoir. Il y a 50 % de contractuels et 50 % de détachés – c’est un peu différent dans les missions –, mais nous préfèrerions plus de détachés », a-t-il expliqué.
M. Coppola a appelé à un engagement plus fort concernant la qualité du personnel envoyé dans les missions. « Les ressources humaines, ce n’est pas une question de quantité, mais de qualité. Mais puis-je demander aux États membres de détacher leurs meilleurs fonctionnaires ? Ils détachent des gens très bien, mais ils gardent les meilleurs pour résoudre les problèmes nationaux. Ce sont des considérations dont on doit tenir compte », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il allait continuer d’insister auprès des États membres. « Une mission est gérée par des professionnels avec des CV et une préparation solides », a-t-il ajouté.
Claus Redder Madsen, membre de la Confédération européenne de la police (EuroCOP) a défendu une meilleure préparation des policiers envoyés dans les missions. « Certains États membres ne peuvent pas fournir de formation appropriée pour un déploiement à l’étranger. Nous demandons une formation spécifique afin de nous assurer que les policiers ne soient pas envoyés sans préparation adéquate et qu’ils soient conscients de leurs droits et devoirs à l’étranger », a-t-il expliqué.
L’UE a actuellement 16 missions civiles et militaires de par le monde (10 civiles et 6 militaires), soit plus de 5 000 personnes déployées, selon le SEAE. (Camille-Cerise Gessant)