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Bulletin Quotidien Europe N° 12134
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PE2019 - LES ÉCOLOGISTES EUROPÉENS SE METTENT EN ORDRE DE BATAILLE / Parti vert europÉen

Bas Eickhout, Ska Keller et Petra De Sutter font valoir leurs spécificités avant l'élection des deux co-Spitzenkandidaten

Dans la perspective de la campagne pour les élections européennes de mai 2019, EUROPE s’est entretenue avec les trois candidats aux postes de Spitzenkandidaten pour le Parti vert européen : le Néerlandais Bas Eickhout, l’Allemande Ska Keller et la Belge Petra De Sutter. 

Quatre candidats étaient initialement en lice, mais le Bulgare Atanas Schmidt n’a pas recueilli le nombre de signatures nécessaire, à savoir celles de cinq partis membres du Parti vert européen plus celle du parti national de chaque candidat (EUROPE 12107, 12097). 

Le Parti vert européen a cette originalité, depuis les élections de 2014, de présenter une candidature bicéphale pour représenter les couleurs des écologistes. Aux dernières élections, le duo composé du Français José Bové et de l'Allemande Ska Keller avait été investi pour ce faire. 

Les deux co-Spitzenkandidaten seront officiellement élus par les délégués des formations politiques au cours de leur congrès qui se tiendra à Berlin du vendredi 23 au dimanche 25 novembre. (Lucas Tripoteau)

 

Petra De Sutter : « Les Verts peuvent offrir une alternative optimiste »

 

Petra De Sutter est une femme politique belge, médecin de formation et toujours en activité. Elle est membre du Parti vert flamand (Groen) depuis 2007. Depuis 2014, Mme De Sutter est sénatrice fédérale et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (propos recueillis par Lucas Tripoteau à la polyclinique de Gand, samedi 20 octobre).

 

Agence Europe - Comment jugez-vous l’action de l’UE au cours de cette dernière législature ?

Petra De Sutter - On a peut-être avancé sur certaines choses, par exemple sur la prospérité économique ou la sécurité. Mais je peux donner 50 sujets sur lesquels on aimerait davantage avancer : le social, la justice fiscale, l’énergie, le climat, l’environnement, la participation citoyenne. Cela, plutôt que de suivre l’idéologie néolibérale.

Nous ne sommes pas du tout d’accord avec l’approche actuelle. Je suis scientifique, je sais que la croissance va s’arrêter à un moment. Et sans écologie, on ne peut, d’après moi, pas faire d’économie ni de social. 

L’environnement politique ne me correspond pas non plus, où des personnalités politiques comme Viktor Orbán prônent des valeurs traditionnelles chrétiennes, attaquent les universités ou souhaitent mettre fin aux études sur le genre. 

Le fonctionnement institutionnel, avec la volonté farouche de défendre la subsidiarité, ne me convient pas non plus et aboutit à une mise en œuvre et un contrôle insuffisants par les États de normes votées par l’UE. 

Les dernières élections en Europe donnent-elles une nouvelle impulsion aux partis verts européens ?

La vague verte peut être expliquée par le fait que nous parlons de sujets qui sont de plus en plus importants, comme l’environnement, le changement climatique, la santé, etc. De plus en plus de gens comprennent qu’il faut changer notre mode de vie. 

Ce qui distingue les Verts des autres courants, c’est que nous ne représentons pas un intérêt spécifique, mais défendons l’intérêt des prochaines générations. Et nous essayons d’unir les gens plutôt que de les séparer. 

Nous connaissons aujourd’hui une véritable crise politique englobant la crise économique, migratoire ou écologique, base de nos problèmes. Les Verts peuvent offrir une alternative optimiste, a contrario des partis traditionnels, qui ne sont plus à l’écoute des citoyens. 

Les Verts peuvent-ils espérer une plus forte représentation en Europe centrale et orientale ?

Dans ces régions moins prospères, ce sont les problématiques économiques qui priment. Quand on vit dans la pauvreté, on veut surtout une politique sociale. Les prochaines générations passent après. 

Ce retard va être rattrapé, c’est inévitable. L’écologie est la seule réponse aux crises environnementales d’aujourd’hui. Un nombre croissant de gens vont en prendre conscience. Ce ne sera peut-être pas pour 2019, mais peut-être pour 2024 ou 2029. 

À quel nombre de sièges pensez-vous raisonnablement pouvoir prétendre au prochain PE ?

Je pense qu’on aimerait bien être 60. Pour la Belgique, on espère passer de deux à quatre députés européens. On espère également doubler le nombre de députés aux Pays-Bas, avoir un certain nombre de députés en France et voir les écologistes allemands se maintenir. 

Quels sont les points-clefs de votre programme ? Quelle UE souhaitez-vous ? 

Mon programme est un peu lié à mon profil de scientifique, de médecin et de membre de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. 

Je veux clairement une autre Europe, une Europe de l’intérêt public, une Europe de la justice, des citoyens. Les politiques sociales sont très importantes. Depuis des décennies, l’Europe a de bonnes intentions, mais n’arrive pas à les matérialiser. 

Je souhaite ensuite qu’on traite sérieusement des problématiques liées au changement climatique, à la neutralité carbone, aux particules fines, aux OGM et à la place de la technologie dans nos sociétés. 

Il ne faut pas arrêter l’innovation, mais il ne faut pas régler les problèmes sociétaux avec des solutions qui créeront de nouveaux problèmes écologiques, sanitaires et sociaux. 

Par exemple dans l’agriculture, il faut travailler pour la fin des perturbateurs endocriniens et du glyphosate. Je vois mes patients qui ont des problèmes d’infertilité, évidemment liés. 

Il nous faut ensuite un débat honnête sur la migration. D’où viennent les problèmes ? On les a créés. Si on a des problèmes en Syrie, on doit se poser des questions. Nous avons une responsabilité morale en Afrique. Quand je vois que le budget ‘développement’ sert à fermer les frontières, cela me dégoûte. Il faut changer la politique migratoire, sans pour autant ouvrir sans limites nos frontières. 

Il faut avant tout aider les gens. Au Conseil de l’Europe, j’ai présenté un rapport sur le rôle des ONG en mer Méditerranée. Pour moi, on doit d’abord se comporter comme des services d’ambulance, donc sauver les personnes qui se noient. Dans un second temps, on peut se poser des questions, mais seulement à ce moment-là. 

Au volet institutionnel, je suis pour la réforme des institutions et pour une initiative législative donnée au PE. J’aimerais également que le Conseil soit plus transparent. 

Il nous faut d’ailleurs davantage de dialogue avec les parlements nationaux, pour qu’ils se sentent davantage impliqués. 

Je soutiens enfin la création de listes transnationales, voire d’élections transnationales aux élections européennes. 

En quoi vous différenciez-vous des deux autres candidats en lice ? 

Je ne suis d’abord pas au Parlement européen ni dans la bulle bruxelloise. C’est un désavantage dans la campagne, car personne ne me connaît. De fait, je suis entrée en politique seulement en 2014. 

Mais ça peut être un avantage, car j’ai un regard différent. Et grâce au Conseil de l’Europe, j’ai acquis les outils pour comprendre la machine politique. 

Ma personnalité me différencie aussi des deux autres candidats. Je suis transgenre, ce qui me place au cœur de l’agenda LGBTQI (acronyme anglais de ‘lesbian, gay, bisexual, transgender, queer, intersex’) et me donne de l’empathie envers toutes les minorités. Mon intérêt pour les réfugiés me rappelle les discriminations auxquelles je ferais face en Hongrie, en Pologne. 

Je suis vue comme l’outsider dans cette campagne. Nous verrons ce qu’il se passera à Berlin. 

Qu’attendez-vous du prochain Parlement et de la prochaine Commission ? 

Ils doivent avoir plus d’ambitions sur trois sujets : le changement climatique, la défense des valeurs (droits de l’homme, démocratie, État de droit) et les politiques en faveur des citoyens, pour l’éradication de la pauvreté, etc. Il nous faut une Europe plus équitable, plus juste et plus agréable à vivre.

 

Bas Eickhout : « Seule une Commission qui met les gens et la planète en tête de l’agenda politique sera couronnée de succès »

 

Bas Eickhout est scientifique de formation, membre du GroenLinks néerlandais et député écologiste européen depuis 2009. Il est aujourd’hui membre de la commission ‘environnement, santé publique et sécurité alimentaire’ du Parlement européen et de la délégation pour les relations avec les États-Unis (propos recueillis par écrit par Lucas Tripoteau le 29 octobre). 

 

Agence Europe - Comment jugez-vous l’action de l’UE au cours de ce dernier mandat ?

Bas Eickhout - Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé que sa Commission serait « la Commission de la dernière chance ». Je ne pense pas que ce soit la dernière chance, mais la Commission a manqué des opportunités de réellement changer l’UE pour le mieux. 

Un des principaux défis est de montrer aux gens que l’UE peut travailler pour l’intérêt général plutôt que pour des entreprises multinationales qui essaient d’esquiver les impôts ou de tricher avec les émissions au détriment du climat et de la santé des administrés. 

En lançant une dérégulation offensive sous le titre « Mieux légiférer », l’influence des entreprises sur les institutions de l’UE s’est accrue, au lieu de décroître. 

Cependant, à certains moments, plusieurs responsables politiques ont montré que l’UE pouvait protéger les citoyens. Par exemple, quand la commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager, a infligé à Apple une énorme amende ou quand le Parlement européen a opté pour des objectifs ambitieux de réduction de CO2 pour les voitures, contrairement aux souhaits des lobbies. C’est la direction que j’aimerais que l’UE prenne plus souvent. 

La bataille électorale n’a pas trait au ‘pour’ ou ‘contre’ l’Europe ; le débat concerne plutôt ‘quelle Europe souhaitons-nous ?’. 

Les dernières élections en Europe donnent-elles une nouvelle impulsion aux partis verts européens ?

Les résultats des élections régionales en Allemagne, des élections communales en Belgique et des élections législatives au Luxembourg sont extrêmement encourageants. 

Je pense que de plus en plus de personnes se rendent compte que les Verts sont une alternative crédible au statu quo. Ces résultats devraient donner beaucoup d’espoir et de motivation aux partis Verts pour croître plus rapidement. 

Durant trop d’années, nous avons laissé le choix entre les partis du statu quo et les populistes de droite, comme s'ils étaient les seules options. La vague verte montre qu’il y a une autre alternative : contre la politique de la peur, pour une Europe forte et avec un message porteur d’espoir de changement. 

Les Verts/ALE peuvent-ils espérer une plus forte représentation en Europe centrale et orientale ? 

Nous assistons à une croissance, en Europe centrale et orientale, de beaucoup de mouvements qui s’élèvent contre la corruption et les politiques socialement et écologiquement destructives conduites par plusieurs gouvernements nationaux. 

Ces mouvements ne sont pas nécessairement des partis verts traditionnels, mais ils sont des alliés importants pour notre futur travail politique. Nous espérons que notre futur groupe unira ces mouvements progressistes pro-européens, pro-changement pour rassembler nos forces. Si cela se produit, nous aurons une plus forte représentation à travers l’Europe.

À quel nombre de sièges pensez-vous raisonnablement pouvoir prétendre dans le prochain PE ?

Nous ressentons qu’avec la montée des partis Verts traditionnels, nous pouvons parvenir à obtenir un nombre de sièges comparable à celui dont nous disposons aujourd’hui avec les Britanniques. Donc, plus ou moins 50 sièges. 

Et si nous pouvons unir les forces des mouvements progressistes partout en Europe, nous pouvons arriver à près de 70 sièges ou même plus, si nous avons du succès dans un des plus gros États membres de l’UE, par exemple en Italie. 

Quels sont les points-clefs de votre programme ? Quelle UE souhaitez-vous ? 

Je veux que l’UE change. Nous ne pouvons pas attendre une nouvelle décennie pour conduire une action sérieuse contre le changement climatique : nous devons agir maintenant. Nous devons être les leaders dans l’action pour une transition rapide et juste vers une économie durable. 

L’UE doit encore montrer à beaucoup de personnes qu’elle est capable de renforcer la protection sociale plutôt que de l’affaiblir avec l’austérité et une libéralisation aveugle des marchés. Elle doit montrer qu’elle peut protéger les citoyens ordinaires des banques défaillantes, des multinationales tricheuses et de la violation des droits fondamentaux par des politiciens autoritaires et corrompus. 

 En quoi vous différenciez-vous des deux autres candidats en lice ?

Nous partageons les mêmes valeurs, mais nous avons différents domaines d’expertise. Je suis chimiste et scientifique spécialisé dans l’environnement et je participe à tous les sommets sur le climat, de Copenhague à Katowice. 

Je suis aujourd’hui rapporteur sur la finance durable, la prochaine étape pour verdir notre économie. C’est un angle particulier que j’apporte au débat. 

 Qu’attendez-vous du prochain Parlement et de la prochaine Commission ?

Les vieux partis luttent, de nouvelles alliances sont en train de se former. Il semble que les forces anti-européennes vont avoir une place plus importante au Parlement européen, mais, espérons-le, également les mouvements avec un désir de changement progressiste.

Je souhaite que la prochaine Commission comprenne que poursuivre la politique traditionnelle n’est pas une option viable. Seule une Commission qui met les gens et la planète en tête de l’agenda politique sera couronnée de succès. 

 

Ska Keller : « Nous avons besoin d’objectifs sociaux contraignants et de standards minimums en Europe »

 

La politologue allemande Ska Keller est députée européenne écologiste depuis 2009. Pour les élections européennes de 2014, elle avait été désignée co-Spitzenkandidat aux côtés du Français José Bové. Mme Keller copréside aujourd’hui le groupe Verts/ALE au Parlement européen et est membre de la conférence des présidents ainsi que des délégations à la commission parlementaire mixte UE-Turquie et Cariforum-UE (propos recueillis par écrit par Lucas Tripoteau le 5 novembre). 

 

Agence Europe - Comment jugez-vous l’action de l’UE au cours de ce dernier mandat ?

Ska Keller - Jean-Claude Juncker avait annoncé au début de son mandat que sa Commission serait la ‘Commission de la dernière chance’ et ce contrat n’a pas été rempli. Je ne blâmerais même pas principalement la Commission, puisqu’elle a présenté beaucoup de propositions dans plusieurs domaines, mais les États membres ont été très réticents à avancer, que ce soit dans la lutte contre le changement climatique ou dans la politique d’asile. 

La réticence politique des gouvernements des États membres continue à être un des plus gros problèmes en Europe. Cela devient tout particulièrement une réalité lorsque de plus en plus de gouvernements aux affaires considèrent que la fonction principale de l’UE est d’être un bouc émissaire. Et on a de plus en plus de gouvernements qui virent vers le nationalisme et qui ébranlent l’État de droit et la démocratie. 

Les défis de l’UE ont crû, et non décru, au cours du dernier mandat. Cependant, dans la situation mondiale turbulente actuelle, il serait très important d’avoir une voix européenne forte – pour la paix, la protection du climat et les droits de l’homme. Également au sein de l’UE, des problématiques telles que la manière d’aborder la mondialisation, la numérisation et de créer partout de meilleurs standards de vie ou de garantir les libertés civiles ne peuvent être traitées avec succès que si nous travaillons tous ensemble. 

Nous avons besoin de faire un bond en avant pour bénéficier du potentiel que l’Union a. 

Les dernières élections en Europe donnent-elles une nouvelle impulsion aux partis verts européens ?

Les Verts ont démontré que des élections peuvent être gagnées en donnant de l’espoir, en parlant de propositions concrètes pour façonner le futur. Notre succès est un signe très encourageant, étant donné que certains partis essaient de véhiculer la peur et gagnent des votes avec cela. 

Toutes les personnes protestant contre la corruption et pour les droits des femmes, toutes les petites et plus grandes initiatives soutenant les réfugiés et protégeant l’environnement sont à la recherche d’une représentation parlementaire ; et je suis confiante dans le fait que nous puissions être la voix de cette autre Europe qui est souvent négligée. 

Les Verts/ALE peuvent-ils espérer une plus forte représentation en Europe centrale et orientale ? 

Il est vrai que nos plus grosses délégations viennent de France, d’Allemagne, de Suède et d’Autriche. Mais nous avons également des députés venant d’Espagne, d’Italie, de Croatie, de Slovénie, de Lituanie et de beaucoup d’autres États. 

Pour nous, il est très important d’avoir toutes les parties de l’Europe représentées et de toujours garder en tête la situation des pays où nous n’avons pas de députés européens. Nous sommes confiants dans le fait que nous pourrions avoir une représentation substantielle de l’Est et du Sud. 

À quel nombre de sièges pensez-vous raisonnablement pouvoir prétendre dans le prochain PE ?

Je pourrais espérer que nous serons capables de garder au moins le nombre de députés dont nous disposons aujourd’hui, malgré le Brexit qui va nous déposséder de six députés. 

Quels sont les points-clefs de votre programme ? Quelle UE souhaitez-vous ?

Nous votons notre manifeste européen à la fin du mois de novembre. Nous allons faire campagne pour une Europe écologique, sociale et démocratique. Aller de l’avant dans la protection du climat est absolument essentiel, spécialement avec le retrait de Trump des accords de Paris. Nous n’avons qu’une seule planète pour vivre et nous devons donc prendre soin d’elle. 

Sur les questions sociales, nous avons toujours une différence énorme entre les niveaux de vie entre et au sein des États membres et l’austérité imposée a fait empirer la situation. Le chômage des jeunes, tout spécialement, est à des niveaux inquiétants. 

Nous avons besoin d’objectifs sociaux contraignants et de standards minimums en Europe ainsi que d’investir dans l’économie pour qu’elle soit durable en termes de justice sociale et écologique. Nous devons également avoir une réelle justice fiscale et façonner la mondialisation – quelque chose que nous ne pouvons faire qu’ensemble. 

Pour finir, avec beaucoup de gouvernements ébranlant la démocratie et les libertés civiles, l’UE a besoin de défendre partout les droits de citoyens et de mettre en place des instruments pour les défendre. 

En quoi vous différenciez-vous des deux autres candidats en lice ? 

Je crois que nous avons trois bons candidats. Nous nous différencions de par notre profil, de par ce que nous avons fait jusqu’ici et de par nos priorités, mais nous travaillerons tous d’arrache-pied et avec une énergie totale pour verdir l’Europe. 

Qu’attendez-vous du prochain Parlement et de la prochaine Commission ?

Les majorités seront plus instables que par le passé ; donc, en tant que Verts, nous jouerons un rôle important pour obtenir des majorités et donc nous serons capables d’accroître encore plus notre influence sur les politiques de l’UE.

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