L’Union européenne et les 79 pays ACP (Afrique/Caraïbes/Pacifique) ont passé en revue l’état des accords de partenariat économique (APE) mis en œuvre par 29 pays ACP (tandis que 21 ont conclu les négociations avec l'UE), le 26 octobre à Bruxelles, lors de la seizième réunion annuelle du comité ministériel commercial mixte. Cette réunion annuelle était présidée par la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, et le ministre du Commerce de Samoa, Lautafi Fio Selafi Joseph Purcell.
« Les ministres ACP ont invité l’UE à soutenir la dimension 'développement' des APE et à garantir l’accès effectif des biens et services des pays ACP au marché européen. Ils l’ont également exhortée à faire en sorte que les APE renforcent l’intégration régionale au sein des groupements régionaux ACP », selon une source ACP.
Règles d'origine. Les ministres ACP ont également appelé l’UE à prendre davantage en considération l’importance que revêt le cumul au titre des règles d’origine pour la promotion des chaînes de valeur régionales, sachant que l’accord de la partie ACP concernant l’engagement à la coopération administrative sur les questions douanières vise à faciliter le cumul au sein du groupe ACP.
Flexibilité pour les pays en difficulté. L’UE a en outre été invitée à faire preuve de flexibilité dans la résolution des questions en suspens à l’égard des pays ACP qui éprouvent des difficultés à signer un APE. Les pays ACP ont aussi demandé que l’accord post-Cotonou en cours de négociation prévoie des modalités destinées à renforcer les accords intérimaires (accords d'étape vers un APE).
Ces échanges ont été « constructifs », a annoncé Mme Malmström sur son compte Twitter le 26 octobre, soulignant à cette occasion que l'aide au commerce de l'UE a atteint un niveau record de 13,5 milliards d'euros. Interrogés le même jour par EUROPE les services de la Commission ont répondu, mardi 30 octobre, que « cette réunion a illustré la dynamique positive des relations commerciales ACP-UE puisqu'un nombre croissant de pays intègrent des APE et que ces accords peuvent être renforcés et étendus pour couvrir de nouveaux domaines quand les parties sont prêtes ». Et de reconnaître que « l'accent est mis désormais sur la mise en œuvre ». (Aminata Niang)