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Bulletin Quotidien Europe N° 12100
CONSEIL EUROPÉEN / Ppe

Nous réaffirmerons à Helsinki notre engagement en faveur de l'État de droit, assure Joseph Daul

Le Parti populaire européen (PPE) n'a pas l'intention, à ce stade, de lancer une quelconque mesure disciplinaire vis-à-vis du parti Fidesz du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, dont le gouvernement est visé par l'ouverture d'une procédure dite 'article 7' du traité sur le respect de l'État de droit. 

Mais la question des valeurs fondamentales sur lesquelles repose le parti chrétien-démocrate sera néanmoins à nouveau posée lors du Congrès annuel du PPE, les 7 et 8 novembre, à Helsinki. 

« Nous ne pouvons pas dire aux autres de respecter l'État de droit si nous ne le respectons pas nous-mêmes. C'est pourquoi nous réaffirmerons notre engagement envers l'État de droit, nos valeurs et principes lors de notre Congrès en Finlande », a déclaré le président du PPE, le Français Joseph Daul, mercredi 19 septembre, à Salzbourg, à l'issue du sommet du PPE destiné à préparer les discussions des Vingt-huit (voir autres nouvelles). 

L'ancien eurodéputé, qui déjà tenté de recadrer M. Orbán (EUROPE 12000), a estimé que toute expulsion d'un parti membre devait avoir lieu conformément au statut du PPE et à ses règles de procédure. « La presse ne peut pas me forcer à expulser Viktor Orbán », a-t-il ajouté. M. Daul a rappelé qu'à Strasbourg la position du groupe PPE au Parlement européen avait été « très claire ». 

Lors de l'adoption du rapport 'Sargentini' prônant l'ouverture d'une procédure 'article 7' à l'encontre de la Hongrie, 114 eurodéputés du groupe PPE avaient voté en faveur, 57 contre et 28 se sont abstenus (EUROPE 12094). 

De nombreux élus chrétiens-démocrates, notamment leur chef de file, l'Allemand Manfred Weber, avaient finalement lâché M. Orbán en raison notamment de son refus obstiné de faire un quelconque geste concernant les législations hongroises encadrant le fonctionnement des universités étrangères et les activités des ONG qui font l'objet de procédures d'infraction aux règles européennes. 

Interrogé sur l'ouverture de la procédure 'article 7' du PE, le président français, Emmanuel Macron, a souhaité, jeudi 20 septembre à Salzbourg, que « le Conseil de l'UE puisse en être saisi et que toutes les conséquences en soient tirées, dans les formats ministériels d'abord et au niveau des chefs de gouvernement ensuite ». 

Les dirigeants bulgare, polonais, et slovaque ont déjà officiellement témoigné leur solidarité envers leur homologue hongrois. (Mathieu Bion)

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