La déception est de mise chez les organisations de défense des consommateurs de produits financiers, mardi 4 septembre, au lendemain du vote en commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen (EUROPE 12087) concernant la création d’un produit paneuropéen d’épargne-retraite individuelle (PEPP).
C'est l'organisation Finance Watch qui a ouvert la danse en soulignant les améliorations très limitées, mais surtout les lacunes du texte de compromis, notamment le niveau insuffisant de règles prudentielles pour les fournisseurs de PEPP.
« Nous pensons que l'autorisation de fournir un PEPP ne devrait pas être accordée lorsque les entreprises ne sont pas soumises à un cadre prudentiel approprié à l'échelle de l'UE », a expliqué son secrétaire général, Benoît Lallemand, dans un communiqué.
Pour l’organisation Better Finance, c’est la protection du capital pour le « PEPP de base » qui pêche sérieusement dans le texte de compromis.
« Nous sommes choqués de voir les députés européens proposer de protéger les épargnants en leur garantissant de récupérer, selon toute vraisemblance, moins de 30 % du pouvoir d'achat de leur épargne-retraite après 40 ans. Pire : tout cela sans les informer ni les prévenir ! », a fustigé son directeur général, Guillaume Prache, soulignant les avertissements répétés de son organisation à ce sujet (EUROPE 12064).
Et d’ajouter : « Nous pourrions bientôt assister au pire scandale de vente mal conseillée jamais vu. » Si la proposition devait rester en l’état, l’organisation en tout cas déconseillera aux épargnants européens de se tourner vers une telle option. (Marion Fontana)