L'action commune européenne sur la vaccination - à laquelle tous les États membres ne participent pas - est lancée. Cette nouvelle plate-forme, dont l'objectif est de lutter contre la crise de confiance actuelle et d'accroître la couverture vaccinale dans l'UE, a tenu sa première réunion le mardi 4 septembre à Paris.
« La vaccination est un acte de solidarité et nous avons besoin d'une approche concertée et stratégique pour lutter contre la réticence aux vaccins et améliorer le taux de vaccination dans l'UE et dans les pays voisins », a commenté pour l'occasion le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis.
Cette initiative, coordonnée par la France (Inserm), sera financée pendant 3 ans grâce à un budget total de 5,8 millions d’euros, dont 3,5 millions d’euros venant du programme de Santé de l’UE.
Elle devrait notamment permettre de développer des outils de partage des données numériques pour améliorer la précision de la surveillance épidémiologique de la couverture vaccinale ainsi que des méthodes partagées d'examen systématique des essais cliniques pour évaluer l’efficacité et la tolérance des vaccins avant leur enregistrement. Elle soutiendra également un état des lieux actualisable des stocks et des besoins en vaccins de chaque pays en vue de prévenir les pénuries ainsi qu'un dialogue renforcé entre toutes les parties prenantes pour établir des priorités en commun et harmoniser les stratégies de recherche et développement.
D'après les chiffres de la Commission, 17 États européens participent à l'action commune (la Belgique, la Croatie, le Danemark, la Finlande, la France, la Grèce, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l'Espagne, la Suède, Malte et la Bulgarie). Trois États membres (l'Autriche, l'Allemagne et le Royaume-Uni) collaborent, ce qui signifie qu'ils ne reçoivent pas de financement, à l'exception des frais de voyage convenus pour des réunions spécifiques. A contrario, Chypre, la République tchèque, l'Estonie, la Hongrie, l'Irlande, le Luxembourg, la Pologne et le Portugal n'y participent pas. (Sophie Petitjean)