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Bulletin Quotidien Europe N° 12088
INSTITUTIONNEL / Hongrie

Judith Sargentini anticipe un vote serré sur son projet de rapport requérant l'ouverture d'une procédure 'article 7' sur l'État de droit

L'eurodéputée néerlandaise Judith Sargentini (Verts/ALE), rapporteur sur la situation de l’État de droit en Hongrie, a indiqué mardi 4 septembre à un groupe de journalistes avoir « appris dans la presse » la venue du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, mardi 11 septembre à Strasbourg lors du débat sur son projet de rapport qui sera soumis au vote le lendemain (EUROPE 12087). 

Ce fait est symptomatique de la relation que la députée entretient avec le gouvernement hongrois qui s’est toujours refusé à discuter avec elle du contenu de son rapport et avec lequel elle n'a pas de contacts directs. 

C’est la conférence des présidents de groupes du PE qui décidera, jeudi 6 septembre, de la confirmation et des modalités de cette visite, présentée comme une initiative personnelle du dirigeant hongrois, mais qui ne devrait pas être refusée, a indiqué une source du PE le 4 septembre. 

Viktor Orbán s’est plusieurs fois invité dans les débats du PE sur la Hongrie et devrait donc être à nouveau autorisé à défendre sa vision des choses. 

De son côté, le rapporteur a dit s’attendre à un vote serré sur son projet qui dresse la liste des atteintes aux principes de l’État de droit et demande au Conseil de l'UE d’agir en lançant une procédure 'article 7', à l'instar de celle qui vise la Pologne. La majorité est « proche », mais n’est pas encore acquise, a-t-elle expliqué. 

La députée - régulièrement prise à partie en Hongrie par les membres du gouvernement et attaquée pour mener, selon eux, une « croisade personnelle » contre le pays - s’est défendue de toute subjectivité, mais a expliqué, au contraire, qu’elle avait voulu mettre en place des critères très stricts pour son rapport. Celui-ci ne s’appuie ainsi que sur les constats d’organisations intergouvernementales comme le Conseil de l’Europe, et les rapports d’ONG qui entretiennent des relations compliquées avec le gouvernement hongrois ont été mis de côté. 

Judith Sargentini, qui ne sait pas quelle suite sera donnée à son rapport, si celui-ci est adopté à Strasbourg, a insisté sur le fait qu’il revenait maintenant au Conseil de réagir, lui qui a tendance à se défausser de ses responsabilités sur la Commission. Si le rapport est adopté, il sera en tout cas difficile d’ignorer le « signal politique » qu’il représentera, a estimé Judith Sargentini. (Solenn Paulic)

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