La porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) a estimé, jeudi 30 août, que le rapport intermédiaire de la mission d'établissement des faits des Nations Unies en Birmanie, publié en début de semaine, « confirmait l'importance de veiller à ce que les auteurs de crimes soient tenus de rendre des comptes » (EUROPE 12082).
« L'UE n'a cessé de plaider contre l'impunité des responsables de violations systématiques des droits de l'homme en Birmanie », a rappelé la porte-parole.
Si l’Union a déjà pris des mesures à l'encontre de sept personnes responsables ou associées à de graves violations des droits de l'homme dans l'État de Rakhine, elle « continuera à suivre la situation et à garder sa décision sous révision constante », a-t-elle ajouté. Sur les six hauts gradés de l’armée cités dans le rapport et accusés de « génocide », « crimes contre l'humanité » et « crimes de guerre » à l'encontre des Rohingyas, l’UE en a déjà sanctionné trois (EUROPE 12048).
La porte-parole du SEAE a prévenu que l’UE attendait avec intérêt de recevoir le rapport complet de la Mission et qu’elle était prête à travailler sur ses recommandations. « L'UE réfléchira avec les Nations Unies et d'autres membres de la communauté internationale à la mise en place d'un processus de responsabilisation approprié », a-t-elle prévenu.
Mercredi 29 août, devant la commission des Affaires étrangères et la sous-commission des Droits de l’homme du Parlement européen, des membres de la mission ont appelé la communauté internationale à agir, « non seulement pour rendre la justice, mais aussi pour empêcher et décourager de futures atrocités ». « Il faut un suivi accru, une surveillance accrue, pour que le monde soit au courant et qu’il ait une pression accrue sur les autorités birmanes », ont-ils ajouté, appelant à des sanctions internationales contre les personnes citées dans le rapport. (Camille-Cerise Gessant)