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Bulletin Quotidien Europe N° 12086
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Pour MM. Barnier et Raab, un accord en octobre sur la sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'UE reste possible

Les négociateurs en chef de l’UE sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Michel Barnier, et le ministre britannique du Brexit, Dominic Raab, ont réitéré, vendredi 31 août, leur volonté de tout faire pour parvenir à un accord sur un retrait ordonné du Royaume-Uni d’ici à fin octobre, voire début novembre. 

Réunis à Bruxelles pour une nouvelle session de négociations, les deux hommes ont confirmé les avancées engrangées en matière de sécurité intérieure et extérieure, lors d'un bref point presse. 

M. Barnier a à nouveau estimé que le Livre blanc britannique du 12 juillet apporte les « garanties positives » nécessaires pour bâtir un partenariat de sécurité bilatéral étroit (EUROPE 12061). 

Ce partenariat inclura la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et il reposera sur des accords d’extradition, l’échange de données des passagers aériens (PNR) ou encore l’échange de données d’ADN, d’empreintes digitales ou sur les véhicules volés (actuelle décision Prüm). 

Londres a donné des garanties en matière de droits fondamentaux et confirmé que, dans ces domaines de coopération, la Cour de justice de l’UE serait l’arbitre ultime. Le Royaume-Uni peut donc prétendre à un partenariat étroit avec l’UE, a estimé le négociateur de l’UE. Il en va de même pour la politique étrangère où les convergences de vues semblent nombreuses. 

Pour Dominic Raab, le partenariat post-Brexit pourrait être encore plus « ambitieux ». Mais le ministre chargé du Brexit a dit comprendre les limites et le « cadre » de l’UE qui empêchent d’aller plus loin. 

En dépit de la confirmation de ces progrès sur la sécurité et d’autres discussions sur Galileo, les deux hommes n’ont pu que confirmer que d’autres sujets majeurs restaient à régler, dont la question du rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord qui, à elle seule, conditionnera le feu vert européen. 

« Sans backstop [filet de sécurité], il n'y aura pas d’accord », a réitéré Michel Barnier qui a demandé à son homologue de lui apporter des éléments concrets pour travailler dans les prochaines semaines. 

Dominic Raab s’est engagé à poursuivre ce travail et à trouver une solution pratique opérationnelle, assurant avoir en tête les préoccupations des citoyens. Il ne faut pas « oublier qu'au-delà des fonctionnaires, il y a des gens qui seront touchés », a-t-il commenté Dominic Raab. 

Un autre sujet pose problème : les indications géographiques protégées (IGP) au niveau de l'UE, dont il a aussi été question vendredi. « Sur les IGP, qui sont au nombre de 3 000 dans les Vingt-huit, j'ai redit mon inquiétude », a souligné Michel Barnier. Et d'ajouter : « Le Brexit ne peut pas conduire à une perte des droits de propriété intellectuelle existants. » L'UE souhaite donc que des clarifications soient inscrites « dans l’accord de retrait ». 

Dans un document publié en 2017, la Commission avait demandé à Londres de mettre en place une législation nationale garantissant une protection « comparable à celle qui est fournie par le droit européen ». Selon l'UE, les IGP devraient bénéficier d’une « reconnaissance automatique » au Royaume-Uni après le Brexit(Solenn Paulic)

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