Le commissaire aux Négociations d’élargissement, Johannes Hahn, a officiellement lancé, mardi 17 juillet à Skopje, le processus d’examen analytique de l’acquis de l'UE – connu sous le nom de 'screening' – avec l’Ancienne république yougoslave de Macédoine (EUROPE 12062).
Le 'screening' « est un exercice approfondi et détaillé qui est mené par la Commission. Nous commençons ces activités préliminaires maintenant pour préparer le début des négociations en juin 2019 », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre macédonien, Zoran Zaev. Le Conseil des Affaires générales devra se prononcer, en juin prochain, sur l’ouverture des négociations d’adhésion (EUROPE 12049). Selon M. Hahn, cet examen va permettre à l’administration macédonienne de se familiariser davantage avec la législation de l’UE et à la Commission d’évaluer l’état de préparation du pays, en mettant l’accent sur les chapitres de négociation d’adhésion 23 et 24, qui portent sur ‘l’appareil judiciaire et les droits fondamentaux’ et sur ‘la liberté, la sécurité et la justice’.
Le commissaire a rappelé qu’au-delà de la mise en œuvre de l’accord sur le nom, le pays devait poursuivre ses réformes (EUROPE 12052). Il a ainsi appelé tous les partis et institutions à s'engager de manière constructive pour « continuer à approfondir la dynamique de réforme actuelle, en particulier sur l'État de droit, la réforme des services de renseignement et de l'administration publique ». Il a averti que ces domaines feraient l’objet d’un suivi particulier de la part de l’UE. Devant le Conseil national pour l’intégration européenne, M. Hahn a également mis en avant la lutte contre la corruption. « Certaines de ces réformes sont complémentaires de celles requises lors des discussions d'adhésion à l'OTAN », a-t-il rappelé (EUROPE 12061).
« Le référendum cet automne [sur le nom] sera un moment important pour votre avenir [...]. Il est crucial que le plus grand nombre possible de personnes exercent leurs droits démocratiques par leur vote », a-t-il aussi souligné. Devant la presse, il a rappelé que si la porte de l’UE était ouverte, il appartenait à la population « de décider » si elle voulait saisir « cette opportunité ». « J'encourage vivement les citoyens à exercer leurs droits démocratiques et à participer au référendum, en particulier les jeunes », a-t-il lancé. (Camille-Cerise Gessant)