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Bulletin Quotidien Europe N° 12064
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POLITIQUES SECTORIELLES / DÉmocratie

Désinformation, l'industrie propose 'sa version' du code de bonnes pratiques

La stratégie européenne sur la désinformation, qui prône principalement l'autoréglementation, commence à livrer ses premiers résultats. Les représentants des plates-formes et des annonceurs ont en effet publié, mardi 17 juillet, un code de bonnes pratiques portant sur 14 engagements. Problème : il ne s'agit que d'une version provisoire qui n'intègre pas, à ce stade, les commentaires de la société civile. 

Pour rappel, la Commission européenne s'était engagée, le 26 avril, à mettre en place un forum multipartite représentant les différents intérêts, chargé de publier un code de bonnes pratiques avant juillet pour des effets mesurables d'ici octobre 2018 (EUROPE 12010). Or, on est loin du compte. 

Le document publié mardi 17 juillet ne représente que les contributions des plates-formes (dont Facebook et Google) et des publicitaires. Il faudra en effet attendre septembre pour recevoir celles de l'« organe de réflexion », l'autre sous-groupe du forum qui rassemble les représentants de la presse et des radiodiffuseurs, ainsi que des vérificateurs de faits et des représentants du monde académique (comme l'industrie des médias d'information ou le bureau des unions de consommateurs), et fin septembre pour avoir un produit fini. 

La version des publicitaires et des plates-formes

Le code se présente sous la forme d'un document principal, reprenant une série d'engagements et d'indicateurs clés de performance, ainsi que d'une annexe listant les pratiques déjà appliquées. 

Le document principal reformule les cinq objectifs de la communication de la Commission : il s'attaque au contrôle et placement publicitaire, à la publicité politique, à l'intégrité des services, à la responsabilisation du consommateur et à la responsabilisation de la communauté de recherche. Les parties prenantes s'y engagent, par exemple, à signaler comme tel un contenu publicitaire, à adopter une politique claire sur l'utilisation et l'identification des 'bots' (programmés pour diffuser des messages automatiques) ou encore à soutenir des efforts indépendants pour tracer la désinformation.

En guise d'indicateurs clés, le document parle d'un rapport annuel 'révisable' par une partie tierce et attribue des tâches spécifiques à la fédération mondiale des annonceurs et à l'association européenne des agences de communication. Il charge aussi les signataires de désigner une partie tierce « objective » pour évaluer leurs progrès.

Plus d'informations: https://bit.ly/2uM07oa.  (Sophie Petitjean)

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