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Bulletin Quotidien Europe N° 12061
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

'Brexit', Londres propose une zone de libre-échange pour les marchandises susceptible de régler la question irlandaise

Le gouvernement britannique de Theresa May, délesté depuis le début de la semaine de ses principaux tenants d'une ligne dure sur le 'Brexit', Boris Johnson et David Davis, a, comme prévu, publié jeudi 12 juillet son fameux Livre blanc sur la future relation du pays avec l’UE. 

Il s'agit d'un document « pratique » de 104 pages qui repose notamment sur la proposition d’une zone de libre-échange avec l’UE pour les biens avec un ensemble de règles communes, mais des règles différentes sur les services. Cette zone de libre-échange pour les biens, calquée sur des règles similaires, pourrait résoudre le casse-tête irlandais, espère le gouvernement britannique. 

Sur les services financiers, la piste retenue est celle des équivalences renforcées, alors que Londres avait pensé au départ pouvoir conserver les mêmes avantages que ceux offerts par le passeport européen qui lui aurait assuré un plus grand accès au marché européen.

La dirigeante britannique confirme aussi dans son Livre blanc la fin de la libre circulation des personnes au Royaume-Uni, même si Londres envisage des programmes de mobilité et d’échanges entre Britanniques et Européens.

Les Britanniques font également part de leur intention de poursuivre leur participation au sein des agences de l'Union européenne qui fournissent des autorisations pour les marchandises, comme celles des produits chimiques, de la sécurité aérienne et des médicaments. Ils accepteront leurs règles et contribueront au budget, précise le document, tout en reconnaissant que le Royaume-Uni n'est plus un État membre.

Le nouveau ministre du Brexit, Dominic Raab, a en tout cas défendu sur la BBC une « relation sur mesure avec l’UE » et une proposition « crédible, audacieuse, ambitieuse », mais aussi « pragmatique ».

Le négociateur de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier, a réagi sobrement sur son compte Twitter saluant la publication de ce Livre blanc et déclarant attendre avec impatience les négociations prévues la semaine prochaine à Bruxelles.

Le groupe de pilotage du PE sur le Brexit a lui aussi salué cette publication et le fait que le modèle proposé par le gouvernement britannique prend la forme d’un « accord d’association », le document britannique évoquant en effet la possibilité que la future relation entre Londres et l’UE prenne cette forme, comme l’a demandé le PE depuis un long moment.

Le groupe, piloté par le coordinateur pour le Brexit, Guy Verhofstadt (ADLE, belge), met toutefois en garde le gouvernement May sur le fait qu’il n’acceptera pas l’accord de retrait, préalable à cette future relation, sans solution viable sur l’Irlande. Il rappelle également qu’il attend toujours d’ultimes garanties du gouvernement britannique sur le mode d’enregistrement des citoyens européens présents au Royaume-Uni avant le Brexit et pendant la transition, une lettre en ce sens ayant été envoyée au secrétaire d’État aux Affaires intérieures, Sajid Javid, le 3 juillet. (Solenn Paulic)

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