L'ONG Oceana a mis au jour des dizaines de cas de pêche illégale dans les zones protégées de la Méditerranée, selon un rapport publié jeudi 12 juillet.
Ce dernier fait mention de 41 cas potentiels de pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) en Méditerranée (données provenant du Global Fishing Watch).
Ces faits ont été présentés et discutés lors de deux réunions de la commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), au cours desquelles les pays n'ont pas précisé si les navires concernés avaient été condamnés ou sanctionnés, regrette Oceana, dans un communiqué.
Le rapport fournit des preuves d'activités de pêche illégales dans des zones interdites à la pêche, destinées à protéger les jeunes poissons ou les coraux.
Oceana a identifié plus de 20 bateaux italiens utilisant des chaluts de fond qui auraient pêché pendant plus de 10 000 heures dans une zone fermée destinée à protéger les jeunes merlus dans le détroit de Sicile. Le merlu est une espèce surexploitée.
L'ampleur de la pêche illégale dans la région pourrait être plus importante, selon cette organisation, car certains navires battant pavillon étranger ne peuvent pas être détectés. (Lionel Changeur)