Les dirigeants des États membres de l’OTAN ont estimé, mercredi 11 juillet, que l’Alliance devait « poursuivre ses efforts afin de garantir une approche cohérente et des synergies avec l’UE dans le domaine de la mobilité militaire, notamment pour ce qui est des procédures s'y rapportant, qui devraient s’appliquer de la même manière à tous les Alliés ».
L’UE travaille à la facilitation de la mobilité militaire sur son sol par le biais d'un plan d'action et d'un projet de la coopération structurée permanente. Mais il n’est pas encore clairement défini si les pays non membres de l’UE pourront bénéficier des mêmes facilités administratives que les États membres. Dans leur déclaration, les Alliés saluent les engagements de l'UE en faveur d'une meilleure mobilité militaire.
Tout comme les États membres de l’UE se sont engagés à faire des progrès dans la mobilité militaire d’ici 2024 (EUROPE 12048), les Alliés ont fait de même. Dans leur déclaration, ils disent aspirer « à améliorer la mobilité militaire dans les milieux terrestre, aérien et maritime dès que possible, mais au plus tard pour 2024 ».
Ils se sont fixé trois priorités. Les Alliés devront, recenser « pour la fin 2018 » les itinéraires de ravitaillement principaux et alternatifs pouvant convenir pour des transports militaires. Pour fin 2019, l’objectif est de réduire à cinq jours, les délais de franchissement des frontières « et, à cette fin, délivrer des autorisations diplomatiques pour les mouvements terrestres, maritimes et aériens et envisager de raccourcir encore ce délai pour le renforcement rapide ». Enfin, les Allies veulent recourir aux exercices existants qui permettent de mettre en pratique la mobilité militaire de façon plus régulière.
L’amélioration de la mobilité nécessite une approche pangouvernementale, notamment au travers de plans nationaux, avec une coopération interministérielle entre acteurs civils et militaires en temps de paix, de crise et de conflit, rappellent les dirigeants. (Camille-Cerise Gessant)