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Bulletin Quotidien Europe N° 12061
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SOCIAL - EMPLOI / Social

La Présidence autrichienne du Conseil précise qu'elle suivra également l’Autorité européenne du travail

La ministre du Travail et des Affaires sociales autrichienne, Beate Hartinger-Klein, a rassuré, mercredi 11 juillet, les eurodéputés de la commission ‘emploi et affaires sociales’ (EMPL) : la Présidence autrichienne du Conseil fera du règlement établissant l’Autorité européenne du travail une de ses priorités durant son mandat.

Ce point avait étonné dans les travées du Parlement, comme l’a fait remarquer l’eurodéputée autrichienne Monika Vana (Verts/ALE), car l’Autorité européenne du travail ne figurait pas dans le programme de travail du Conseil. Mais la ministre a rassuré à plusieurs reprises les députés, garantissant que l’Autriche fera son possible pour faire progresser le dossier. Elle a indiqué à ce titre qu’il y avait des débats au sein du Conseil quant aux risques de chevauchement avec d’autres autorités.

Surcharge de travail

Autre inquiétude qui a pointé durant les échanges : la quantité de dossiers législatifs à faire avancer durant les six prochains mois. La question est notamment venue de la députée britannique Anthea McIntyre, qui s’est dite préoccupée par la sensation d’avancer au pas de charge sur de nombreux dossiers avant la fin du mandat.

De même, Enrique Calvet Chambon (ALDE, espagnol) a dit vouloir avancer le plus efficacement pour obtenir des résultats concrets pour les citoyens européens en amont des élections européennes. Pour lui, une seule solution : il faut établir des priorités en ce qui concerne notamment le règlement sur l’Autorité européenne du travail, la directive vie professionnelle/vie privée, le règlement sur la coordination des systèmes de sécurités sociales et la directive sur les conditions de travail transparentes et prévisibles.

La ministre autrichienne s’est voulue rassurante à ce propos et a dit vouloir privilégier « la qualité sur la quantité ». Le nombre de dossiers est, il est vrai, important : en plus de ceux susmentionnés, la ministre a rappelé aussi la 2e et la 3e révision de la directive sur la protection des travailleurs contre l’exposition aux substances cancérigènes et mutagènes sur le lieu de travail, la directive sur l’accès aux produits et services, sans oublier le règlement établissant le Fonds social européen +, le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation, ainsi que les différents textes sur les agences européennes, dont ceux pour l’OSHA, le CEDEFOP et Eurofound, ou encore les recommandations sur l’accès à la sécurité sociale et les nouvelles formes de travail.

Le nombre d’accords visé est en revanche limité. La Présidence espère clôturer les deux révisions de la directive sur la protection des travailleurs contre l’exposition aux agents cancérigènes ou mutagènes et de la directive sur les produits et services (EUROPE 12053).

Politique intérieure. Certains députés, à l’instar de Mme Vana, se sont par ailleurs inquiétés de la volonté autrichienne d’appliquer la devise de la Présidence autrichienne (‘L’Europe qui protège’) au domaine social. Le gouvernement autrichien a défrayé la chronique européenne après avoir affiché sa volonté d’étendre la semaine de travail à 60h, jusqu’à 12h du travail par jour. (Pascal Hansens)

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