Les relations avec la Russie ont eu un poids important au Sommet de l’OTAN, mercredi 11 et jeudi 12 juillet. À peine quelques jours avant les rencontres entre le président russe, Vladimir Poutine, et les présidents français et américain, Emmanuel Macron et Donald Trump, les membres de l’OTAN ont réaffirmé la double approche de l’alliance face à la Russie : la dissuasion et le dialogue politique.
Dans la déclaration signée mercredi, les alliés s'expriment fermement contre les actions d’une Russie qui « a rompu la confiance qui est au centre de notre coopération », des actions qui « ont fragilisé la stabilité et la sécurité et accru l'imprévisibilité ».
Face à ce scénario, ils ont réaffirmé les compromis acquis au pays de Galles et à Varsovie, renforçant la dissuasion notamment avec une « présence avancée dans la partie orientale de l’Alliance ».
Lors d’un sommet auquel a participé le président de l’Ukraine, le soutien à l’intégrité territoriale et souveraineté de ce pays a été réaffirmé. Les alliés ont condamné l’annexion illégale et illégitime de la Crimée « que nous ne reconnaissons et ne reconnaîtrons pas ». Par ailleurs, ils ont appelé la Russie à une pleine application des accords de Minsk et à retirer les forces de la péninsule.
Malgré ces mots durs contre la Russie, les alliés se sont déclarés « ouverts à un dialogue périodique, ciblé et substantiel avec la Russie », avec le but de construire un partenariat constructif et stratégique.
Notamment, dans les prochains jours tous les regards seront fixés sur les présidents Macron et Trump, qui vont rencontrer tour à tour le président russe, Vladimir Poutine. Le président américain a affirmé que la discussion portera sur l’Ukraine et la Syrie, entre autres, et qu’il « pourrait mener à quelque chose de productif ».
Emmanuel Macron, qui profitera de son déplacement à Moscou pour la finale de la Coupe du Monde pour rencontrer Vladimir Poutine, a affirmé que « La France continue à s’engager à maintenir une relation permanente » afin de progresser dans le processus de désescalade, désarmement et engagements réciproques.
Le secrétaire général de L'OTAN, Jens Stoltenberg, a conclu que l’Alliance est prête à « construire une relation (avec la Russie, NDLR) quand les actions russes le permettront ». (Carmen García, stage)