L’Office européen de lutte antifraude (OLAF) a ouvert 215 enquêtes en 2017 et en a conclues 197, selon son rapport 2017, publié mercredi 6 juin.
Après des enquêtes menées au cours de l'année, l'OLAF a recommandé le recouvrement de plus de 3 milliards d'euros au titre du budget de l'UE, peut-on lire aussi dans le rapport de l’OLAF. Les fonds récupérés seront progressivement reversés au budget et « seront réaffectés à des projets susceptibles de stimuler la croissance et l'emploi en Europe », précise l’Office européen de lutte antifraude.
L’OLAF a démontré « une nouvelle fois sa capacité à détecter des mécanismes frauduleux complexes et à enquêter dans toute l’Europe et au-delà », peut-on lire dans un communiqué de cette instance. Le rapport montre aussi que l’OLAF a émis 309 recommandations (en finalisant 197 enquêtes) à l'intention des autorités nationales et européennes concernées. En l’absence de toute augmentation des effectifs et malgré la complexité des cas à gérer, l’OLAF est parvenu à réduire encore la durée de ses enquêtes, à 17,6 mois dans l’ensemble.
Comme ce fut le cas les années précédentes, le secteur des fonds structurels est resté en 2017 au cœur des activités d'enquête de l'OLAF (73 enquêtes en cours).
Pour la deuxième année consécutive, l’OLAF présente dans ce rapport une analyse de certaines tendances les plus frappantes mises en évidence par ses enquêtes : - la corruption, les conflits d’intérêts et la manipulation des procédures d’appel d’offres sont à l’œuvre dans des cas de fraude portant atteinte aux fonds structurels de l’UE ; - les fraudeurs ont tenté de plus en plus de détourner des fonds destinés à la recherche ou à la crise des réfugiés ; - le contournement des droits de douane s'organise au moyen de mécanismes criminels transnationaux. (Lionel Changeur)