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Bulletin Quotidien Europe N° 12035
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POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

CO2 des voitures et camionnettes post-2020, Pays-Bas, Luxembourg et France se mobilisent en vue du premier débat au Conseil le 25 juin

Les travaux s’intensifient sur la proposition de règlement européen de novembre dernier visant à réduire de 30 % les émissions de CO2 des voitures neuves et des véhicules utilitaires légers dans l'UE à l'horizon 2030 avec un objectif intermédiaire de -15 % à l'horizon 2025, en vue du premier débat politique qu’auront les ministres européens de l’Environnement, le 25 juin à Luxembourg. 

Au sein du groupe de travail du Conseil, qui a procédé le 5 juin à une nouvelle analyse du texte, une dizaine de délégations n’ont pas encore arrêté leur position. La France, les Pays-Bas et le Luxembourg partisans d'objectifs plus ambitieux, ont organisé le 6 juin un débat à la représentation des Pays-Bas auprès de l'UE à Bruxelles avec tous les acteurs concernés pour identifier les marges d’amélioration possibles en tenant compte des objectifs de l’Accord de Paris, des garanties offertes aux consommateurs pour restaurer leur confiance et des incitants requis pour accélérer la transition vers une mobilité sobre en carbone. 

La France est prête à aller jusqu’à -40 % à l’horizon 2030. Les Pays-Bas et le Luxembourg souhaitent, eux, un objectif de réduction qui aille au-delà de 40 %, un point de vue que partage le rapporteur au Parlement, l'eurodéputée maltaise Miriam Dalli (S&D), qui prône -50 %. Son rapport sera voté le 10 septembre. 

Les discussions ont mis en évidence un double enjeu : un enjeu pour le climat et un enjeu de compétitivité, comme l'avait déjà montré le tour de table liminaire au Conseil 'Environnement' en mars (EUROPE 11974).

« Sur le plan du climat et de l’amélioration de la qualité de l’air, si l’on veut respecter les objectifs du règlement sur le partage de l’effort dans les secteurs hors ETS, qui couvre en particulier les transports, il faut des objectifs ambitieux pour le secteur automobile », a déclaré à EUROPE une source diplomatique. 

L’enjeu de compétitivité tient au fait que le texte prévoit des dispositions pour encourager l’électromobilité par la mise sur le marché de véhicules à faibles émissions ou à zéro émission. 

Mardi 5 juin, l'ACEA a réitéré ses préoccupations concernant la gestion de la transition, étant entendu que les réductions futures d’émissions de CO2 dépendent des ventes de voitures électriques qui doivent pouvoir avoir un prix « abordable pour les consommateurs » et de la disponibilité en infrastructures pour recharger ces véhicules. (Aminata Niang)

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