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Bulletin Quotidien Europe N° 12035
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INSTITUTIONNEL / Autriche

Vienne entend jouer un rôle de facilitateur sur les questions migratoires et budgétaires

Le Premier ministre autrichien, Sebastian Kurz, entend « jeter des ponts » pour alléger « les tensions Nord/Sud et Est/Ouest » tant sur les questions migratoires que budgétaires, lorsque son pays assumera, à partir de juillet, la présidence semestrielle du Conseil de l'UE. 

Interrogé sur l'approche autrichienne du défi migratoire, M. Kurz a nettement mis l'accent sur « le renforcement des frontières extérieures de l'Union européenne », mercredi 6 juin, lors d'une visite du gouvernement autrichien à la Commission européenne. Il a prôné à ce titre un renforcement du mandat du Corps européen des gardes-frontières et des gardes-côtes (Frontex). 

Le président de l'institution européenne, Jean-Claude Juncker, a fondé « beaucoup d'espoirs » dans la capacité de l'Autriche, de par sa situation géographique et sa position traditionnellement pro-européenne, à faire avancer ce dossier épineux (EUROPE 12034). Si des progrès sont enregistrés sur le volet 'frontières extérieures', le reste est « superfétatoire », a-t-il considéré. 

Si les Vingt-huit ne marquent pas un accord par consensus fin juin lors du sommet européen, la future Présidence autrichienne du Conseil tentera d'y parvenir lors d'une réunion informelle des leaders européens, jeudi 20 septembre à Salzbourg. 

M. Kurz a aussi évoqué les travaux que mènent l'Autriche et d'autres États membres comme le Danemark sur un mécanisme facilitant le dépôt de demandes d'asile depuis les pays d'origine ou de transit. Mais cette démarche n'est pas inscrite dans le programme de la Présidence autrichienne, a souligné M. Kurz. 

Aboutir avant mai 2019 sur le budget de l'UE après 2020

Le jeune Premier ministre a indiqué que les États membres contributeurs nets au budget de l'UE proposent un cadre financier pluriannuel (CFP) post-2020 à hauteur de 1 % du revenu national brut (RNB). Il a estimé inévitable un exercice visant à prioriser les politiques à financer au niveau européen. « L'UE doit être forte sur les questions saillantes, moins sur les petites questions », a-t-il considéré. 

M. Kurz et M. Juncker ont espéré que les Vingt-huit parviendront à un accord sur le CFP d'ici aux élections européennes de mai 2019. Le président de la Commission a mis en garde contre tout retard dans le démarrage des programmes après 2020, retard qui pourrait conduire à la suppression de « 7 000 postes de recherche » et empêcher « un million d'étudiants » de participer au programme Erasmus+ de mobilité des jeunes. (Mathieu Bion)

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