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Bulletin Quotidien Europe N° 12027
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INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Le Royaume-Uni propose de conserver le ‘back up’ du Centre de surveillance de la sécurité de Galileo

Le gouvernement britannique propose de conserver, le « cas échéant » à Swanwick, l’infrastructure de soutien (‘back up’) du Centre de surveillance de la sécurité de Galileo (‘Galileo Security Monitoring Centre - GSMC’), dans une note technique de jeudi 24 mai portant sur la participation future du Royaume-Uni au programme européen de navigation Galileo

Craignant en effet une expulsion potentielle ('switch off'), le gouvernement britannique fait une série de propositions pour rester au sein du programme Galileo. Il semble vouloir transformer le programme spatial européen en programme de partenariat avec un pays tiers, de l’avis d’experts. 

La note technique des Britanniques affirme ainsi que l’Union aurait également beaucoup à perdre en excluant le Royaume-Uni, et estime nécessaire d’inclure la participation britannique à Galileo dans le cadre d’un futur partenariat dans le domaine de la sécurité entre l’Union et le Royaume-Uni. 

Figure parmi les propositions britanniques, en plus des stations de détection (‘sensor station’) pour le programme Galileo et le programme EGNOS (le programme européen d'amélioration du signal GPS), le maintien sur son territoire de l’infrastructure de suivi de soutien du Centre de surveillance de la sécurité de Galileo.

Problème : la Commission européenne a décidé de transférer cette infrastructure en Espagne en début d’année (EUROPE 11947). L’infrastructure en question reste toutefois de taille modeste, car elle n'emploie qu'une personne à temps plein. 

Le gouvernement britannique souhaite, après le Brexit, disposer de « droits » distincts de ceux des États membres, accéder au service public réglementé de Galileo (‘public regulated service’), faire participer son industrie dans le domaine de la sécurité, et prendre part aux réunions de sécurité. 

Londres s'engagerait en contrepartie à contribuer financièrement au programme. 

Le Royaume-Uni est sur le qui-vive face au risque de ne plus pouvoir accéder aux données liées à la sécurité générées par le programme, bien que ce risque soit connu depuis septembre 2016 (EUROPE 11663). 

Voir la note technique britannique : https://bit.ly/2s8UkIV.  (Pascal Hansens)

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