Une porte-parole de l’UE a précisé, mercredi 11 avril dans la soirée, à EUROPE que « le véto russe et l'échec du Conseil de sécurité des Nations Unies à parvenir à un accord pour une nouvelle résolution établissant un mécanisme d'enquête indépendante étaient extrêmement regrettables » (EUROPE 11999). Elle a réitéré « la forte nécessité de responsabilité en Syrie pour tous les crimes commis et en particulier pour l'utilisation d'armes chimiques », ajoutant qu’il était urgent d’enquêter sur les attaques à Douma pour établir les responsabilités.
Devant la presse, le 12 avril, la porte-parole du Service européen pour l'action extérieure, Maja Kocijancic, a ajouté que l’utilisation des armes chimiques était un « crime de guerre et un crime contre l’humanité ».
Le véto russe sur ce mécanisme d'enquête est le 12e du pays sur une résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie depuis le début de la guerre en 2011.
De plus, Mme Kocijancic a précisé que de « nombreux contacts étaient en cours », notamment avec les États membres, dont la France. Elle a refusé de commenter la possibilité de frappes occidentales, notamment des États-Unis et de la France, en représailles à l’attaque chimique.
Par ailleurs, le sujet de la Syrie a été ajouté au programme du Conseil 'Affaires étrangères' du 16 avril (EUROPE y reviendra). (Camille-Cerise Gessant)